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Tunisie: Paris doit très vite montrer sa solidarité (nouvel ambassadeur)

La France doit très vite montrer aux Tunisiens sa solidarité, a estimé dimanche Boris Boillon, qui a été nommé ambassadeur de France à Tunis à la suite des erreurs d'appréciation de la diplomatie française lors de la révolution tunisienne.
"On a très vite à montrer au peuple tunisien toute la solidarité et l'accompagnement de la France dans cette nouvelle étape", a déclaré à l'AFP à Bagdad le diplomate, qui était ambassadeur de France en Irak depuis mai 2009.
"La Tunisie, c'est un nouveau défi qui est lié à une situation nouvelle", a-t-il dit. "C'est un peuple frère qui a décidé de reprendre en main son destin."
"Mon travail est d'assurer au peuple tunisien (...) que le peuple français est solidaire dans cette nouvelle étape de son histoire", a-t-il dit.
Le gouvernement français a été sévèrement critiqué pour avoir tardé à condamner la répression des manifestations en Tunisie et à soutenir la révolution du jasmin.
Ce n'est que le 15 janvier, au lendemain de la chute de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali, que Paris a explicitement appuyé le soulèvement populaire.
Mercredi, la France a relevé de ses fonctions son ambassadeur en Tunisie, Pierre Ménat, annonçant son remplacement par M. Boillon, un ancien conseiller du président Nicolas Sarkozy.
"Une ère nouvelle s'ouvre dans les relations entre la Tunisie et la France, on a besoin d'hommes nouveaux", a estimé M. Boillon, dressant un parallèle entre la "nouvelle Tunisie" et le "nouvel Irak" né après la chute de l'ex-président Saddam Hussein en 2003.
"Dans les deux pays, un vent nouveau a soufflé avec l'effondrement du régime, et comme l'Irak a dû le faire, la Tunisie doit trouver un nouveau chemin vers la démocratie", a poursuivi le jeune diplomate de 41 ans, qui attend l'agrément des autorités tunisiennes pour prendre son nouveau poste.
La France doit très vite montrer aux Tunisiens sa solidarité, a estimé dimanche Boris Boillon, qui a été nommé ambassadeur de France à Tunis à la suite des erreurs d'appréciation de la diplomatie française lors de la révolution tunisienne."On a très vite à montrer au peuple tunisien toute la solidarité et l'accompagnement de la France dans cette nouvelle étape", a déclaré à l'AFP à Bagdad le diplomate, qui était ambassadeur de France en Irak depuis mai 2009."La Tunisie, c'est un nouveau défi qui est lié à une situation nouvelle", a-t-il dit. "C'est un peuple frère qui a décidé de reprendre en main son destin.""Mon travail est d'assurer au peuple tunisien (...) que le peuple français est solidaire dans cette nouvelle étape de son histoire", a-t-il dit.Le gouvernement français a été sévèrement critiqué...