"Revenir sur les résultats de l'élection serait une grave injustice et établirait un précédent fâcheux", déclare M. Ban.
M. Ban a également "appelé le président (Alassane) Ouattara à former un gouvernement d'union nationale".
Le secrétaire général de l'ONU s'exprimait lors d'une réunion de haut niveau à huis clos consacrée à la crise ivoirienne, tard samedi soir à Addis Abeba, et à laquelle participaient notamment plusieurs chefs d'Etat africains.
M. Ban a établi à cette occasion une feuille de route censée guider le travail de l'ONU et du "panel" de cinq chefs d'Etat africains dont la création a été annoncée vendredi par l'UA pour tenter de régler la crise.
Parmi ces principes, le secrétaire général recommande "une sortie honorable pour M. Gbagbo" et "une action concrète pour lever le blocus du siège de l'hôtel du Golf" où est réfugié M. Ouattara à Abidjan.
De même, le panel de l'UA, dont la composition devrait être annoncée dimanche, "devrait travailler en étroite collaboration avec l'ONU dans tous les aspects et à toutes les étapes du processus", a insisté M. Ban.
L'UA a décidé vendredi de la mise en place de ce panel de chefs d'Etat sur la crise ivoirienne, dont les décisions seront rendues d'ici à un mois et seront "contraignantes".
Alassane Ouattara, déclaré vainqueur des élections par la commission électorale ivoirienne, est le président de la Côte d'Ivoire reconnu par la communauté internationale.
Mais Laurent Gbagbo, proclamé vainqueur par le Conseil constitutionnel, se maintient au pouvoir depuis le second tour du scrutin qui a eu lieu le 28 novembre.
L'idée d'un recompte des voix, proposée par Gbagbo et refusée par son rival, a fait son chemin dans l'esprit de certains dirigeants africains, de plus en plus rétifs à l'option militaire brandie par l'Afrique de l'Ouest, surtout le Nigeria, pour déloger M. Gbagbo.
Le président ougandais Yoweri Museveni a ainsi récemment estimé que la position des Nations unies sur la Côte d'ivoire était "simpliste" et réclamé des enquêtes sur l'élection présidentielle.


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