Pionnière d'un service social hospitalier, elle avait participé à sa mise en place et l'avait dirigé avec toute l'équipe en place et ce durant plus de trente années, the Department of Social Work de l'AUB.
Femme de grande générosité, sa porte était toujours ouverte aux plus démunis...
Femme de poigne, elle a su constamment prendre les décisions qu'il fallait lors des moments les plus critiques, à l'égard des membres de sa famille, des bénéficiaires de son service social, des étudiants - stagiaires de l'école libanaise de formation sociale de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth ; Mais surtout, des collègues assistantes sociales dont elle a défendu le professionnalisme avec détermination et efficacité.
Sportive invétérée, marcheuse convaincue, elle avait été un membre actif tant l'ASFR qu' au CVS... C'est dans ce dernier qu'elle avait assumé la présidence deux ans durant, insufflant une approche écologique, un esprit de franche camaraderie et de solidarité, n'épargnant aucun effort pour promouvoir sa pérennité. C'est aussi en guise de reconnaissance que la médaille de fidélité, des 25 ans du CVS, lui a été remise en 2003.
Sensible à la beauté de la nature, Thérèse savait aussi s'émerveiller d'un vol de papillons, d'un coucher de soleil ou du parfum d'une fleur des champs !
Mais qui n'a pas connu le verbe franc, direct, juste de Thérèse ? Elle a toujours su dire les choses en face, sans détour ou louvoiement. Son oui était clair, son non était sans équivoque, avec ce pouvoir d'influence qui en imposait à tous !!!
Mais elle avait souvent le mot pour rire, et pour rire d'elle-même en tout premier lieu !
Femme de courage enfin ! Thérèse a constamment affronté les épreuves de la vie de manière rationnelle, voire héroïque : lors de la guerre de 1975, lors de la longue maladie de sa mère, et, pour finir, lors de son ultime combat contre sa propre maladie qui l'a certes affaiblie physiquement, mais où elle avait réussi à garder son infinie ouverture aux autres, sa compassion à leurs peines et sa force d'âme !
Le mot de St-Exupéry : « L'essentiel est invisible aux yeux, on ne voit bien qu'avec le cœur », Thérèse, mon amie, en avait fait sa divise ; en m'attendant tous les mardis et samedis après-midi, elle y mettait tout son cœur ! Ce qui transformait ces rendez-vous hebdomadaires en moments privilégiés, riches d'échanges. En ouvrant sa porte à ses voisins de Mtayleb, ses amis, ses visiteurs ou les demandeurs de subventions réguliers ou occasionnels, elle y mettait son infinie générosité, me confiant que tout est vanité face à l'essentiel, cet Amour que l'on peut porter aux autres, l'Amour inconditionnel de ses proches, notamment celui de son frère Fouad et celui de sa sœur Hoda... comme celui de tous ses amis qui l'ont accompagnée jusqu'au dernier souffle !!!
On gardera tous le souvenir de Thérèse, cette grande dame qui a su nous donner une véritable leçon d'abnégation, mais aussi et surtout la lueur d'espoir que sainte Thérèse de l'Enfant Jésus proclamait : « Non, je ne meurs pas ! Je rentre dans la vraie vie ! »
PHD Assistante sociale


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