Indiquant qu'il n'a pas soulevé de questions politiques durant sa brève entrevue avec son prédécesseur, Saad Hariri, M. Mikati a indiqué que « toutes les cartes ont été en revanche mises sur la table » durant son entretien avec M. Fouad Siniora. « Les ponts ne sont pas rompus avec M. Hariri et ma main reste tendue à tout le monde. Mon objectif est de maintenir la stabilité et la croissance au Liban », a-t-il dit, en insistant sur le fait que la réalisation de cet objectif commande la représentation de toutes les parties au sein du cabinet.
Affirmant ne pas pouvoir confirmer ou infirmer la mise en place d'un gouvernement de technocrates, il a souligné que la configuration de son équipe dépendra des résultats des consultations qu'il entamera aujourd'hui avec les blocs parlementaires. « Mon objectif, a-t-il poursuivi, est d'avoir le ministre qu'il faut à la tête du département qu'il faut. »
Concernant les sujets conflictuels actuellement posés, M. Mikati a insisté sur le fait qu'ils doivent être réglés à travers le dialogue. « Il faut que la solution fasse l'objet d'une entente entre tous les Libanais », a-t-il affirmé.
M. Mikati a rejeté les informations faisant état de sa volonté de démettre de leurs fonctions le procureur général près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, et le directeur des FSI, le général Achraf Rifi. « C'est moi qui les avais nommés à leurs postes lorsque j'avais formé le gouvernement en 2005, sur base de leurs compétences et de leur intégrité. Ils sont toujours aussi compétents et intègres », a-t-il insisté, rappelant que ce sont les FSI qui avaient démantelé les réseaux d'espionnage.


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