"Nous sommes très inquiets du développement de la situation en Egypte. Nous appelons toutes les parties à la retenue et évidemment à renoncer à la violence", a déclaré le ministre au cours d'un point de presse.
"La situation en Egypte ne doit pas s'envenimer davatange et c'est pourquoi la retenue et le renoncement à la violence sont le mot d'ordre du moment", a-t-il estimé
Selon lui, "la situation en Egypte actuelle montre la nécessité d'un dialogue au sein de la société et la nécessité d'une démocratisation".
A l'adresse du régime du président Hosni Moubarak, M. Westerwelle a estimé que "les droits de l'homme, les droits des citoyens, la liberté d'opinion et la liberté de la presse devaient être respectées en Egypte".
Au cours d'un point de presse régulier du gouvernement, le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, a ensuite insisté: "le droit des gens à manifester pacifiquement doit être garanti et respecté dans tous les pays, et cela vaut aussi pour l'Egypte".
Selon M. Westerwelle, "la stabilité d'un régime n'est pas menacée lorsqu'on garantit ces droits, mais quand on les refuse de les accorder".
"Dans ces pays, la voie de la stabilité passe par la démocratie, par le respect des droits des citoyens, par la liberté d'opinion et de la presse. Cela vaut pour l'Egypte, a souligné le ministre. "C'est toujours là où ces droits sont bafoués qu'il y a un risque d'instabilité".
Des rassemblements hostiles au régime d'Hosni Moubarak, d'une ampleur sans précédent depuis son arrivée à la présidence il y a 30 ans, ont réuni des milliers de manifestants mardi, inspirés de la révolte en Tunisie qui a abouti au départ du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
Quatre personnes -trois manifestants et un policier- sont mortes et de nouveaux appels à manifester ont été lancés pour mercredi malgré l'interdiction des autorités.


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