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Liban

Le 8 Mars, entre attente passive et menaces diffuses

Dans le camp du 8 Mars, les réactions à la situation actuelle couvrent une large fourchette de choix, et elle va du plus modéré au plus extrême. Mais si les avis ne sont pas toujours tranchés, les rôles, eux, sont savamment distribués.
Le CPL déplore l'échec de l'initiative arabe, sans toutefois en être surpris. Cependant, le député Farid el-Khazen assure que les efforts turco-qataris se poursuivent, tout en avouant que la situation est devenue « plus compliquée ».
Il a toutefois assuré que le règlement de cette situation devrait se faire par les voies politiques, non « dans la rue », et que cette dernière option est « totalement hors de question dans nos régions ». Il a en outre assuré que la crise actuelle ne ressemble en rien à celles qui l'ont précédée et a dit s'attendre à un report des concertations parlementaires, « tributaires, elles aussi, de concertations internes et externes ».
Pour sa part, Nabil Nicolas aurait préféré que les concertations aient lieu. « Il y a urgence, a-t-il averti, à mette un gouvernement sur pied, pour que le pays fonctionne à nouveau. » Il a cependant affirmé que son bloc « ne fera pas partie » d'une équipe présidée par Saad Hariri, déplorant « la neutralité » du président Michel Sleiman dans le vote du dossier dit des faux témoins.
M. Nicolas a enfin jugé « inadmissibles » les ingérences « flagrantes » des ambassadeurs américain, syrien et iranien dans les affaires internes du Liban.
Son collègue Sélim Salhab a également regretté que « des pressions externes » aient compliqué davantage une situation qui avait commencé à « se décrisper », assurant à son tour que la réaction du Hezbollah sera plutôt « politique que sécuritaire », et que le message de la dernière action du parti de Dieu était parvenu aux parties « libanaises et régionales ».
Pour sa part, Fady Abboud a fait état de « pressions importantes » qui cherchent à entraîner le pays dans « un conflit interne », et il a appelé les forces régionales à empêcher « les forces internationales » d'imposer une situation qui ne réponde pas aux attentes du pays, dans sa configuration présente.
En tout cas, en ce qui concerne les éventuelles actions du Hezbollah sur le terrain, il a lui aussi déclaré qu'il n'y a pas d'agenda. « L'ennemi, a-t-il conclu, n'est pas à l'intérieur, nous sommes un seul peuple avec certaines divergences. »
À ce propos, le député du bloc Amal, Michel Moussa, a estimé que « personne n'a intérêt » à ce que la situation du pays se dégrade, et il a appelé les factions libanaises à « raviver » les relations entre elles pour se rapprocher, saluant au passage les efforts que déploie le chef de l'État Michel Sleiman dans ce sens.
Le député Ayoub Hmayyed, légèrement moins accommodant, a imputé au camp du 14 Mars l'impasse politique à laquelle le pays est confronté. M. Hmayyed a ainsi déclaré dans une allocution prononcée à Sarafand que le camp adverse demande « le retrait du dossier des faux témoins en échange d'un compromis », alors que l'opposition réclame « la vérité », par un vote en Conseil des ministres ou par « une entente », surtout après « les derniers enregistrements » diffusés à la télévision.
Du côté du Hezbollah, le ton est nettement plus ferme, à en croire les propos du député Hussein Moussaoui qui a qualifié la remise de l'acte d'accusation par Daniel Bellemare de « prélude à une guerre contre le Liban, et contre la résistance, en prolongement de la guerre de juillet 2006 ».
Il a accusé l'administration américaine d'être derrière le TSL, pour « incriminer » la résistance et « ternir ses réalisations nationales », afin de « défendre » les intérêts israéliens et de « créer des dissensions internes ».
Pour Wi'am Wahhab, enfin, les propos du ministre des Affaires étrangères saoudien Saoud el-Fayçal « ne sont pas surprenants », et il a souhaité que « ce ministre ainsi que tous ceux qui lui ressemblent » s'occupent davantage de leurs affaires internes que du Liban.
Dans le camp du 8 Mars, les réactions à la situation actuelle couvrent une large fourchette de choix, et elle va du plus modéré au plus extrême. Mais si les avis ne sont pas toujours tranchés, les rôles, eux, sont savamment distribués.Le CPL déplore l'échec de l'initiative arabe, sans toutefois en être surpris. Cependant, le député Farid el-Khazen assure que les efforts turco-qataris se poursuivent, tout en avouant que la situation est devenue « plus compliquée ». Il a toutefois assuré que le règlement de cette situation devrait se faire par les voies politiques, non « dans la rue », et que cette dernière option est « totalement hors de question dans nos régions ». Il a en outre assuré que la crise actuelle ne ressemble en rien à celles qui l'ont précédée et a dit s'attendre à un report des...
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