Il s'agit aussi d'aboutir par des contacts entre les pays amis à un climat minimal de détente pour que les consultations en vue de la nomination d'un nouveau chef du gouvernement aboutissent.
La France espère que ses contacts déboucheront, dans les prochains jours, à une décrispation.
Des sources proches de l'Élysée et du Quai d'Orsay ont indiqué hier qu'en dépit des préoccupations françaises face à d'autres crises prioritaires, telles que le changement en Tunisie et le blocage en Côte d'Ivoire, le président Nicolas Sarkozy ne lâche pas prise en ce qui concerne le Liban et continue de mobiliser la communauté internationale pour éviter des secousses qui pourraient mener le Liban vers une confrontation interne sans fin.
Cette large concertation française pourrait logiquement mener vers une conférence internationale sur le Liban. Toutefois, les hauts responsables du Quai d'Orsay évitent d'en parler en ces termes. Ils répondent indirectement à cette question en laissant entendre qu'une telle rencontre n'est pas à écarter, mais que, « pour l'instant, les conditions d'une conférence en bonne et due forme ne sont pas encore réunies ».
En ce qui concerne la déclaration du Quai d'Orsay sur la situation au Liban, M. Bernard Valéro, porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes, a donné lecture sur ce plan du communiqué suivant : « La France rappelle son engagement constant en faveur de la justice internationale et de la lutte contre l'impunité. Conformément au règlement de la procédure du Tribunal spécial pour le Liban, le procureur du tribunal a transmis un acte d'accusation au juge de la mise en état, qui est chargé de la confirmation de ces actes. Le procureur a décidé de rendre publique cette transmission. »
Et le porte-parole français d'ajouter : « La France apporte son plein soutien à l'action du Tribunal spécial pour le Liban qui a été créé par la résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations unies. Comme le relève le secrétaire général des Nations unies, le Tribunal spécial pour le Liban, comme les autres juridictions pénales internationales, est indépendant et impartial, et doit pouvoir poursuivre son travail sans entrave. »
Et de conclure : « Respectueuse du principe d'indépendance de la justice internationale, la France ne souhaite pas commenter les décisions du Tribunal spécial pour le Liban. Elle appelle chacun, au Liban et dans sa région, à également respecter l'indépendance du tribunal et à refuser toute instrumentalisation politique des travaux du tribunal. »


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