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Tunisie: le président et le Premier ministre démissionnent du RCD

Le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, et le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, ont démissionné mardi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a annoncé l'agence officielle tunisienne TAP.
Le RCD a par ailleurs annoncé, dans un communiqué cité par la TAP, avoir radié de ses rangs l'ex-président Ben Ali et sept de ses collaborateurs, "sur la base de l'enquête menée au niveau du parti, à la suite des graves événements qui ont secoué le pays" ces dernières semaines.
La démission du président par intérim et du Premier ministre de transition "concrétise une décision de séparation entre les organes de l'Etat et les partis politiques", décidée lundi par le nouveau gouvernement d'union nationale, selon la TAP.
Ces annonces interviennent sur fond de forte contestation en Tunisie de la composition de ce gouvernement, où ont été reconduits huit membres de l'équipe sortante de l'ex-dictateur, tous membres du RCD qui a régné sans partage pendant 23 ans sur la vie politique tunisienne.
"Ce n'est pas assez", a réagi un opposant interrogé par l'AFP. "Je ne pense pas que la population va accepter. Les gens veulent en finir définitivement avec le RCD", a déclaré Abdellatif Abid, membre du bureau politique du Forum démocratique du travail et des libertés (FDTL).
Ce parti a suspendu sa participation au gouvernement en raison d'une forte présence dans le gouvernement de membres du RCD.
Le FDTL réunit mercredi ses instances et va consulter la centrale syndicale UGTT pour décider de la suite, a précisé M. Abid.
Trois ministres appartenant à l'UGTT, ont démissionné mardi du gouvernement de transition formé la veille à la demande de leur organisation syndicale, qui proteste contre la présence de "grands barons" de l'ancien régime dans le nouveau cabinet.
Parmi les personnalités radiées mardi du RCD, figurent Abdelawaheb Abdallah, Abdelaziz Ben Dhia et Ahmed Iyadh Ouederni, trois proches collaborateurs de M. Ben Ali et architectes de la politique du régime, mais aussi Abdallah Kallel, ancien ministre de l'Intérieur, qui est accusé de torture par des organisations des droits de l'homme.
L'ancien ministre de l'Intérieur Rafik Haj Kacem, accusé d'avoir réprimé dans le sang les manifestations qui ont conduit à la chute du régime, figure aussi sur cette liste.
Belhassen Trabelsi, beau-frère de Ben Ali accusé d'avoir accumulé une fortune colossale en s'appropriant des biens de l'Etat, a été également radié.
Le gendre de Ben Ali, Mohamed Sakher El Materi, jeune homme d'affaires qui s'est constitué un empire dans les médias, le tourisme, les banques et le commerce, figure encore sur cette liste.
Le président tunisien par intérim, Foued Mebazaa, et le Premier ministre, Mohammed Ghannouchi, ont démissionné mardi du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, a annoncé l'agence officielle tunisienne TAP.Le RCD a par ailleurs annoncé, dans un communiqué cité par la TAP, avoir radié de ses rangs l'ex-président Ben Ali et sept de ses collaborateurs, "sur la base de l'enquête menée au niveau du parti, à la suite des graves événements qui ont secoué le pays" ces dernières semaines.La démission du président par intérim et du Premier ministre de transition "concrétise une décision de séparation entre les organes de l'Etat et les partis politiques", décidée lundi par le nouveau gouvernement d'union nationale, selon la TAP.Ces annonces...