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Liban

Makari : La majorité était hostile à un report des consultations

Contrairement aux pôles du 8 Mars qui se sont félicités du report des consultations parlementaires pour la désignation d'un nouveau Premier ministre, les personnalités du 14 Mars se sont déclarées franchement hostiles à cette mesure prise par le président de la République Michel Sleiman. Le vice-président du Parlement Farid Makari a exprimé cette position. « Le Premier ministre Saad Hariri et tout le camp de la majorité ont refusé le report des consultations, a-t-il dit. Le président de la République a été notifié de ce refus par le président Hariri lui-même au cours d'un entretien téléphonique. » Il a assuré que « les consultations n'ont aucun lien avec le sommet syro-qataro-turc qui se tient à Damas ». M. Makari a dit soupçonner que l'autre camp a exigé le report après que ses calculs se furent avérés faux, exprimant sa conviction que Hariri obtiendra la majorité des voix.
Le député Ahmad Fatfat, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a estimé que « le report des consultations signifie que ce sujet est sorti du contexte libano-libanais ». Il a espéré que « l'opposition de l'autre camp restera dans le cadre institutionnel ». « La situation est très grave parce qu'il semble que l'autre camp ne veut pas de gouvernement », a-t-il conclu.
Pour sa part, le député Antoine Zahra, membre du bloc parlementaire des Forces libanaises, a estimé que le Liban se dirige vers une longue période marquée par l'impossibilité de former un gouvernement, « à moins que le président Hariri veuille tenter de former un cabinet issu de la majorité ». « Si le bloc du député Walid Joumblatt devait voter pour une seule personne, ce serait rassurant parce que tous ses députés nommeront le Premier ministre Hariri », a-t-il ajouté.
Le député Atef Majdalani (bloc du Futur) s'est lui aussi dit « étonné du report des consultations », estimant qu'il aurait préféré qu'elles aient lieu à la date prévue (hier). « L'autre camp aurait-il revendiqué ce report en attendant un feu vert de l'étranger ? » s'est-il demandé.
Interrogé sur la possibilité que l'opposition nomme un autre candidat que Hariri à la présidence du Conseil, le député Ammar Houri (bloc du Futur) a déclaré : « Nous respectons tout candidat dont le nom est évoqué. Mais dans une logique politique, je crois que l'autre camp commet une erreur, parce que l'affaire n'est pas liée à une personne mais va beaucoup plus loin. Elle a des répercussions sur l'union nationale et la stabilité, selon les règles en vigueur depuis l'accord de Taëf. »
Pour sa part, le député Jean Oghassabian a estimé que « la formation d'un gouvernement monochrome équivaut à une déclaration de guerre au Liban », appelant à « l'entente et à la formation d'un cabinet d'union nationale ».
La Rencontre indépendante du Kesrouan-Ftouh (proche du 14 Mars) a appelé à la nomination de Saad Hariri, mettant en garde contre toute tentative d'atermoiements à cet égard.
Le conseil national de la révolution du Cèdre a estimé de son côté que la démission des ministres de l'opposition était un « pas non calculé, puisqu'ils se rendront compte de leur erreur dès le début des concertations ».
Enfin, l'ancien député Salah Honein a mis l'accent sur le fait qu'« il n'est plus besoin de séparer le travail du gouvernement de celui du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), puisqu'il n'y a plus aucun lien entre eux ». « Qu'il y ait un gouvernement ou pas, rien ne peut mettre un terme à l'activité du TSL, à part une autre résolution internationale, ce qui est impossible », a-t-il ajouté.

Contrairement aux pôles du 8 Mars qui se sont félicités du report des consultations parlementaires pour la désignation d'un nouveau Premier ministre, les personnalités du 14 Mars se sont déclarées franchement hostiles à cette mesure prise par le président de la République Michel Sleiman. Le vice-président du Parlement Farid Makari a exprimé cette position. « Le Premier ministre Saad Hariri et tout le camp de la majorité ont refusé le report des consultations, a-t-il dit. Le président de la République a été notifié de ce refus par le président Hariri lui-même au cours d'un entretien téléphonique. » Il a assuré que « les consultations n'ont aucun lien avec le sommet syro-qataro-turc qui se tient à Damas ». M. Makari a dit soupçonner que l'autre camp a exigé le report après que ses calculs se furent...
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