Grâce à un excellent Nenê et à un moral solide, le PSG a pu inverser la tendance et remporter son match face à Sochaux. Bertrand Langlois/AFP
Car cela devient une habitude, une marque de fabrique : paradoxalement, le PSG n'est jamais aussi fort que lorsqu'il encaisse un but ! Plutôt que se liquéfier comme il savait si bien le faire il n'y a pas si longtemps, il enclenche désormais le rouleau compresseur quand un obstacle se dresse au tableau d'affichage.
« On était assez sereins, même après le premier but encaissé », avance Sakho. « Cette saison, à chaque fois qu'on a encaissé un but, on a su réagir, abonde Chantôme. C'est bien, ça montre que tout le monde est dedans et concerné, il ya falloir garder ça pour la suite du championnat. »
« À chaque fois », c'est exagéré, mais c'est la tendance actuelle, en tout cas en ce qui concerne les derniers matches de Ligue 1. Si l'on excepte la défaite à Nancy (2-0) fin 2010, le PSG reste sur cinq matches lors desquels il a à chaque fois marqué dans les dix minutes suivant un but encaissé :
- à Lyon (2-2), il met neuf minutes pour revenir à 1-1 ;
- contre Brest (3-1), il mène 2-1 cinq minutes après l'égalisation ;
- à Valenciennes (1-2), il mène 2-1 deux minutes après l'égalisation ;
- contre Monaco (2-2), il met huit minutes pour revenir à 1-1 ;
- contre Sochaux (2-1), il met deux minutes pour revenir à 1-1.
Ni panique ni relâchement : l'équipe de la capitale surmonte le premier désagrément venu, comme l'explique Jallet : « On était bien partis, et la seule fois que les Sochaliens sont venus dans notre camp, ils nous mettent un but. La différence c'est qu'on a su réagir vite. On a emmagasiné de la confiance, on est un peu plus sûrs de notre force, ce qui fait qu'on arrive à revenir au score très vite. C'est vraiment un point positif par rapport à
il y a six mois. »
Cette maturité s'explique par une défense plus fiable qu'auparavant : Sakho prend de plus en plus d'envergure, au point d'être nommé vice-capitaine, Armand revit en défense centrale (même s'il était aligné à gauche samedi en raison du forfait de Tiéné) et Jallet est devenu l'un des Parisiens les plus réguliers.
Mais aussi par le caractère joueur de l'équipe, ce qui ne va pas sans danger, comme l'admet Antoine Kombouaré : « Même si ça peut nous jouer une fois des tours, sur la durée, il faut continuer à mettre la pression sur l'adversaire et le faire craquer. »
Cela se traduit aussi dans l'agressivité, comme l'a noté à son corps défendant Francis Gillot, l'entraîneur sochalien : « On s'est fait manger dans les duels. Leur équipe est beaucoup plus athlétique, performante dans les airs et les contacts. » Ou comment allier force de caractère et caractère de force.

