À Lyon, une manifestation a été organisée en signe de solidarité avec le peuple tunisien. /
"Le gouvernement saoudien a accueilli le président Zine El Abidine Ben Ali et sa famille dans le royaume" et ce "en considération pour les circonstances exceptionnelles que traverse le peuple tunisien", selon le palais royal saoudien.
Ryad exprime "son soutien à toute mesure bénéfique au peuple tunisien frère", apporte "sa solidarité totale avec ce peuple et espère la cohésion de tous ses enfants pour surmonter cette conjoncture difficile".
M. Ben Ali, premier dirigeant d'un pays arabe à quitter le pouvoir sous la pression de la rue, a été remplacé samedi matin par le président du Parlement tunisien Foued Mebezza, au poste de président par intérim, comme le prévoit la Constitution.
Le président américain Barack Obama avait dès vendredi "encouragé toutes les parties à maintenir le calme et à éviter des violences", tout en souhaitant de prochaines élections "libres et justes".
Les États-Unis ont été un allié de M. Ben Ali dans sa lutte contre l'islamisme mais ont critiqué son bilan en matière de droits de l'Homme.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé de son côté à un "règlement démocratique" de la crise.
Pour la première fois depuis le début des évènements en Tunisie, la France a clairement pris position en faveur du mouvement de manifestations. "Depuis plusieurs semaines, le peuple tunisien exprime sa volonté de démocratie. La France (...) lui apporte un soutien déterminé", a déclaré le président Nicolas Sarkozy.
Les développements en Tunisie mettent "subitement au centre des préoccupations" les relations politiques entre l'Europe et ses voisins du sud, a estimé samedi sur son blog le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt.
Appelant "au calme, à la modération et au dialogue" pour trouver une solution à la crise, le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini a souligné que Rome "soutiendra comme toujours les choix du peuple tunisien".
La chancelière allemande Angela Merkel a appelé à l'instauration d'"une véritable démocratie" exhortant les nouveaux dirigeants à "aller vers les manifestants, à mettre en place une véritable démocratie".
L'Union européenne (UE) a souhaité une solution démocratique "durable". "Nous voulons exprimer notre soutien aux Tunisiens et notre reconnaissance de leurs aspirations démocratiques auxquelles on devrait répondre d'une manière pacifique", ont déclaré le chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton et le commissaire européen à l'Élargissement Stefan Fuele dans un communiqué.
Tandis que Londres a demandé aux autorités tunisiennes de tout mettre en oeuvre pour une issue "pacifique" à la crise, la Russie a souhaité la fin des violences et un dialogue démocratique "dans le cadre constitutionnel".

