Trente années de location sont nécessaires à la rentabilisation de l’achat d’un appartement de 120 mètres carrés.
Selon le dernier rapport de Global Property Guide, site de référence pour les conseils en placements immobiliers, le Liban a été classé au 33e rang parmi 92 pays, alors qu'il avait était classé 52e en 2009, en termes de prix d'achat d'un logement. À l'échelle régionale, le Liban est arrivé en tête du classement.
Le prix d'un appartement de 120 mètres carrés à Beyrouth s'élève aujourd'hui à 4 258 dollars le mètre carré, ce qui place la capitale libanaise devant Dubaï, Berlin et Lisbonne, et derrière Andorre, Varsovie, Lubljana et Prague, selon le rapport, cité par le bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, le Lebanon This Week.
Ainsi, un appartement de 120 mètres carrés à Beyrouth, dont le prix avoisinait les 60 000 dollars fin 2004, coûte aujourd'hui plus de 510 000 dollars. Le rapport ajoute que les loyers ont continué de renchérir au cours de cette période, mais à un rythme moins soutenu que les prix d'achat d'un logement.
Rappelons que le rapport annuel du Global Property Guide permet, entre autres, aux investisseurs étrangers d'identifier les opportunités de placement immobilier dans divers pays du monde.
Seuls les appartements de haut standing proposés à la vente sont inclus dans l'enquête. Les quartiers de Beyrouth concernés par l'étude étaient ceux d'Achrafieh, le centre-ville, Hamra, Jnah, Ramlet el-Baïda, Ras Beyrouth et Verdun.
Forte baisse du rendement locatif moyen
Par ailleurs, le rapport souligne que Beyrouth est désormais de moins en moins attirante pour les investisseurs dans le secteur immobilier. En effet, le rendement locatif moyen (Gross Rental Yield, en anglais), qui est calculé en divisant le loyer annuel par le prix d'un appartement, est passé de 11 % il y a six ans à 3,3 % aujourd'hui pour les appartements de 120 mètres carrés, voire moins pour les grandes surfaces.
Le GRY à Beyrouth s'élevait à 4,18 % en 2009, 5,13 % en 2008 et 7,46 % en 2007.
Le rendement locatif moyen dans la capitale libanaise l'an dernier a ainsi été largement inférieur aux moyennes respectives de 5,7 % et 6,1 % de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) et des pays arabes.
À l'échelle internationale, Beyrouth a en outre été classé 67e en 2010, en termes de GRY, alors qu'il avait été positionné 53e en 2009 et 38e en 2008. Sur le plan régional, le Liban a été classé dernier parmi six pays.
Plus en détail, Beyrouth est arrivé devant Phnom Penh, Honk Kong et Shanghai, et derrière Paris, Londres et Vilnius. Le GRY du Liban a ainsi été classé dans la catégorie « très faible », alors qu'il avait été répertorié « faible » en 2009, « moyen » en 2008 et « bon » en 2007.
Un price-to-rent ratio de 30 ans
Autre indicateur étudié par le rapport : le price-to-rent ratio, qui représente le nombre d'années de location nécessaires à la rentabilisation de l'achat d'un bien immobilier. Au niveau de cet indicateur, Beyrouth a été classé 16e à l'échelle internationale avec un price-to-rent ratio de 30 ans, alors qu'il était arrivé 27e dans le classement en 2009 (24 ans) et 35e en 2008 (19 ans). Sur le plan régional, la capitale libanaise a été classée première (le price-to-rent ratio étant le plus élevé parmi les autres villes de la région).
Plus en détail, Beyrouth a un price-to-rent ratio plus élevé que celui de Paris, Londres, Vilnius et Saint-James, et moins élevé que celui de Limassol, Shanghai, Honk Kong et Phnom Penh.
Un loyer moyen de 2 342 dollars
En termes de loyer mensuel (rent-per-month), Beyrouth a été classé 25e à l'échelle internationale, gagnant ainsi 20 places au classement par rapport à 2009.
Ceci reflète une forte hausse des prix de location sur le marché local. En effet, un particulier doit débourser en moyenne 2 342 dollars par mois pour louer un appartement de 120 mètres carrés, selon Global Property Guide, contre 1 488 dollars en 2009, soit plus qu'à Dubaï ou Varsovie, mais moins qu'au Luxembourg ou à Vienne. En comparaison, le loyer mensuel dans la région MENA s'élève en moyenne à 1 715 dollars et 1 593 dollars dans les pays arabes pour un appartement de la même surface.
Enfin, au niveau du Roundtrip Transaction Cost, qui reflète l'ensemble des frais annexes propres à une transaction immobilière, le Liban a été classé 4e parmi huit pays arabes. Ces coûts incluent les frais d'enregistrement, les commissions prélevées par les agents immobiliers ainsi que les taxes foncières.
Selon le rapport de Global Property Guide, ces frais sont moins élevés au Liban qu'en Jordanie, au Maroc et en Égypte.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine