La défense de Julian Assange juge en outre qu'il y a un "risque réel" qu'une fois extradé en Suède, le fondateur de Wikileaks soit envoyé aux Etats-Unis où il pourrait être interné sur la base de Guantanamo ou même condamné à la peine de mort.
Le document, publié sur le site internet de l'avocat Mark Stephens, est une ébauche des arguments qui seront formellement présentés devant la justice britannique les 7 et 8 février, lorsqu'elle examinera la demande d'extradition de Julian Assange.
Cette demande n'est pas fondée en droit, selon les avocats, car formellement seule la police nationale suédoise peut émettre des demandes d'extradition.
En outre, le procureur suédois Marianne Ny ne réclame pas l'extradition pour inculper M. Assange, mais simplement pour l'interroger, ce qui ne nécessite nullement une extradition, font-ils valoir.
Il s'agit selon eux d'un "abus de droit": une simple demande d'interrogatoire à la justice britannique aurait suffit, d'autant que l'avocat suédois de M. Assange a plusieurs fois proposé d'organiser un entretien avec Mme Ny, en vain.
Par ailleurs, une simple suspicion (d'agressions sexuelles dans le cas de M. Assange) ne peut justifier une demande d'extradition, soulignent les avocats. La démarche "raisonnable et proportionnée" aurait été de demander un interrogatoire au Royaume Uni.
Les avocats qualifent aussi de "malhonnête" la démarche du procureur, lui reprochant d'avoir publié dans la presse le nom de M. Assange comme suspect dans une enquête pour viol, au mépris de la loi suédoise, et d'avoir refusé ses propositions d'entretien, avant de réclamer l'extradition.


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