"Nous avons évoqué cette question avec le ministre japonais, et il désire coopérer avec l'Irak dans ce domaine", a déclaré M. Chahristani lors d'une conférence de presse avec M. Ohata, qui ne s'est pas exprimé sur ce sujet.
"L'Irak étudie le développement de son industrie nucléaire pacifique", a rappelé le vice-Premier ministre, indiquant qu'il avait aussi évoqué cette question avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en visite en Irak, pour "obtenir le soutien des pays arabes".
Le Conseil de sécurité de l'ONU a levé le 15 décembre une série de sanctions imposées à l'Irak, une décision qui pourrait selon des diplomates lui permettre de lancer des activités nucléaires civiles, un droit que Bagdad réclame.
De son côté, M. Ohata a fait part de l'intention de compagnies de son pays de prendre part aux prochains appels d'offres pour l'attribution de champs pétroliers, dont la date n'a pas été encore fixée.
"Des groupes japonais se préparent aux prochains appels d'offre", a-t-il dit.
Les deux hommes ont également évoqué un certain nombre de projets de développement, dont certains liés au domaine de l'électricité.
L'Irak est confronté à une grave pénurie, particulièrement difficile à supporter pour la population en été. Fin juin 2010, plusieurs villes avaient été le théâtre de violentes manifestations contre le manque de courant.
M. Ohata est le premier ministre japonais à effectuer une visite officielle en Irak depuis 2008, année où Tokyo avait formellement mis fin à sa mission entamée en 2004 en Irak.
C'était la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale que le Japon, officiellement pacifiste, déployait ses soldats sur un théâtre de guerre.
Le contingent japonais, chargé de tâches de "reconstruction", avait été retiré en 2006 mais la petite mission aérienne de soutien logistique avait été maintenue deux ans de plus.


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