L'Egypte "condamne" la démolition de l'ancien hôtel Shepherd, dans le quartier palestinien de Cheikh Jarrah, et affirme que la poursuite des plans israéliens de colonisation mènera à une "nouvelle explosion de violences" dans les territoires palestiniens, a averti un communiqué des Affaires étrangères égyptiennes.
Le communiqué dénonce "une tentative de judaïser la Ville sainte et de la vider de ses habitants palestiniens" et fait assumer à Israël la responsabilité de ses "politiques de provocations".
Les autorités israéliennes ont commencé à détruire dimanche matin toute une aile de l'ancien hôtel Shepherd, situé dans la partie orientale de Jérusalem annexée après son occupation en 1967, pour construire sur le site des logements destinés à des colons juifs.
Ce projet, approuvé en mars 2010 par la municipalité, est chapeauté par l'homme d'affaires juif américain Irving Moskowitz, qui finance des organisations ultra-nationalistes encourageant la colonisation juive de la partie orientale de Jérusalem.
Ce bâtiment symbolique pour les Palestiniens, a appartenu à la famille de l'ancien Grand mufti de Jérusalem Amine al Husseini et a servi de résidence à cette figure de proue de la Grande Révolte palestinienne de 1936 à 1939 contre les Britanniques et les sionistes, jusqu'à sa compromission durant la Seconde Guerre mondiale avec les nazis.
L'hôtel confisqué par les Britanniques après 1945, jusqu'à la fin de leur mandat en Palestine en 1948, a été saisi en 1967 par l'Etat d'Israël et revendu à l'homme d'affaires Moskowitz.
Israël a proclamé l'ensemble de la Ville sainte sa capitale "éternelle et indivisible", alors que les Palestiniens veulent établir dans la partie orientale la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


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