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L'Allemagne a renoncé au projet de satellites espions avec les USA (presse)

Berlin ne souhaite plus co-financer un projet de satellites espions avec les Etats-Unis, à l'origine de frictions avec la France, affirme l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi.
L'Allemagne devait contribuer à hauteur de plusieurs dizaine de millions d'euros à ce projet baptisé HiROS et qui prévoyait la mise en orbite de six satellites (trois par chaque pays) à très haute résolution, capables de distinguer des objets de 50 cm depuis leur orbite à 500 km de la Terre, écrit Der Spiegel, qui cite des sources proches du gouvernement.
Mais Berlin aurait décidé "l'été dernier", selon cette source, de ne pas donner suite, alors qu'un collaborateur de l'ambassade américaine tablait encore en février dernier sur 100 à 200 millions d'euros débloqués par le gouvernement, selon les documents dévoilés par WikiLeaks.
Officiellement, ces satellites auraient eu une visée commerciale et se seraient avérés utiles pour la prévention des catastrophes naturelles, mais en fait, le plus grand utilisateur aurait été le BND, les services secrets allemands, à qui un tel outil fait défaut.
"Cette décision de ne pas financer le projet épargnera bien des ennuis au gouvernement allemand avec les Français, qui prévoient de mettre sur le marché leur propre système", écrit encore le magazine allemand.
Toutefois, l'agence spatiale allemande (DLR) qui avait démenti la dimension "espionnage" du projet lors de la publication des documents de WikiLeaks dans la presse norvégienne, garde espoir.
"Dans l'aérospatial, il y a beaucoup de projets qui ne se concrétisent pas du premier coup (...) Le projet HiROS serait un complément idéal pour notre système radar, et nous cherchons encore des possibilités de le mener à bien", a déclaré au Spiegel Andreas Schütz, porte-parole de la DLR.
Berlin ne souhaite plus co-financer un projet de satellites espions avec les Etats-Unis, à l'origine de frictions avec la France, affirme l'hebdomadaire Der Spiegel à paraître lundi.L'Allemagne devait contribuer à hauteur de plusieurs dizaine de millions d'euros à ce projet baptisé HiROS et qui prévoyait la mise en orbite de six satellites (trois par chaque pays) à très haute résolution, capables de distinguer des objets de 50 cm depuis leur orbite à 500 km de la Terre, écrit Der Spiegel, qui cite des sources proches du gouvernement.Mais Berlin aurait décidé "l'été dernier", selon cette source, de ne pas donner suite, alors qu'un collaborateur de l'ambassade américaine tablait encore en février dernier sur 100 à 200 millions d'euros débloqués par le gouvernement, selon les documents dévoilés par...