Cette information n'a pas été confirmée publiquement ou formellement par les autorités iraniennes.
Ahmad Garavand, un responsable des garde-frontières cité par Fars, a identifié la femme comme étant Hal Talayan, précisant qu'elle avait été arrêtée mercredi.
L'agence Fars avait fait état jeudi de l'arrestation de cette même femme une semaine auparavant à la frontière de l'Arménie. Mais la télévision d'Etat iranienne avait démenti l'information en affirmant que l'Américaine avait été refoulée immédiatement en Arménie faute de visa d'entrée en Iran.
Les autorités iraniennes n'avaient pas publiquement commenté ces informations et Washington avait dit qu'elles n'étaient confirmées par aucune source. L'Arménie les avait aussi démenties.
Selon M. Garavand, cité par Fars, "cette espionne américaine a été arrêtée à Jolfa", une région du nord-ouest de l'Iran frontalière de l'Azrbaïdjan.
"Selon le bureau des renseignements des garde-frontières, elle a été arrêtée le 5 janvier alors qu'elle filmait en prétendant être une touriste. Elle était chargée de mission par l'agence d'espionnage américaine", a-t-il ajouté.
M. Garavand, cité en outre par l'agence de presse iranienne ISNA, a indiqué que la détenue avait "été chargée par les Américains de filmer les frontières. Elle était en possession d'appareils photo sophistiqués et filmait des marchés, le commissariat de Jolfa et la frontière".
"Elle a été remise au service des renseignements", selon lui.
Si cette détention est confirmée officiellement en Iran et si la nationalité de la femme est aussi confirmée, il s'agirait de la troisième Américaine détenue en Iran sous l'accusation d'espionnage.
L'Iran détient depuis juillet 2009 deux Américains arrêtés à la frontière avec l'Irak qu'ils affirment avoir franchie par erreur lors d'une randonnée dans les montagnes du Kurdistan irakien. Une autre Américaine, Sarah Shourd, arrêtée avec eux a été libérée sous caution pour raisons de santé en septembre.
Les trois Américains ont été accusés d'espionnage par la justice iranienne -ce que Washington a toujours démenti- et doivent comparaître le 6 février devant un tribunal.


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