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Liban

Commentaires contradictoires autour de l’initiative syro-saoudienne

Y a-t-il ou non une initiative syro-saoudienne en faveur du Liban ? Impossible d'apporter une réponse négative ou positive à cette question, s'il faut tenir compte des commentaires formulés à ce sujet dans les milieux du 14 et du 8 Mars. Pour les uns, il s'agit d'une utopie. Pour les autres, non seulement elle existe, mais elle a même progressé.
L'initiative syro-saoudienne reste au cœur des déclarations politiques, mais ressemble plus à une charade qu'à une réalité concrète. Même ceux qui jurent qu'elle existe et assurent qu'elle progresse ne sont pas en mesure de dire comment et vers quoi elle avance. C'est ce qui ressort en tout cas des déclarations faites hier à ce sujet.
Membre du bloc parlementaire du Développement et de la libération (bloc de Nabih Berry), le député Ali Bazzi a souligné son attachement à l'initiative syro-saoudienne « visant à trouver un compromis pour préserver la stabilité du Liban » et s'est dit surpris par les déclarations mettant en doute la présence de cette initiative. « Il est peut-être dans l'intérêt de certains d'anéantir les rêves et les espoirs d'une vie digne, nourris par les Libanais. Ces gens veulent peut-être que la logique de la paralysie de toute réflexion politique soit maintenue », a-t-il indiqué avant de souligner qu'« une mission de bons offices est effectivement en cours ». « Nous sommes optimistes surtout que les idées avancées sont dans l'intérêt du Liban », a insisté le parlementaire.
Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimneh, a de son côté fait état de surplace. « L'initiative syro-saoudienne a peut-être avancé, mais il est évident que pour le moment elle piétine. La cause pourrait être externe, ou aussi interne et s'exprimer par le fait que l'autre partie n'a pas respecté les engagements qu'elle avait pris », a-t-il dit dans une déclaration à la Voix du Liban 100.5.
Selon lui, il n'est pas possible de parler d'un projet de compromis tant que celui-ci n'est pas annoncé par ceux qui le concoctent et approuvé par les parties concernées. « Personne n'a des détails au sujet du compromis envisagé. Ce que certains disent détenir sont des analyses », a ajouté le ministre, estimant qu'un retrait des mandats d'arrêt délivrés par les autorités judiciaires syriennes contre des personnalités libanaises « pourrait être une des mesures requises comme un signe de bonne volonté, pour dynamiser les efforts syro-saoudiens ».
En réponse à une question, M. Mneimneh a écarté l'éventualité d'un remaniement ministériel. « Leurs expériences passées au niveau des démissions ont donné le résultat contraire à celui qu'ils souhaitaient », a rappelé M. Mneimneh.
De son côté, l'ancien député Samir Frangié a affirmé douter qu'on soit proches d'un compromis tout en se disant favorable à une telle initiative, si elle se confirme.
Membre du bloc parlementaire des Kataëb, M. Fady Habre a jugé nécessaire « la présence d'initiatives libanaises concomitantes à l'initiative syro-saoudienne, en attendant la publication de l'acte d'accusation » dans l'affaire Hariri.

Majdalani
« Mais quel est le compromis proposé ? » s'est interrogé pour sa part le député Atef Majdalani, dans une interview à Akhbar el-Mostaqbal, avant de rappeler une déclaration de l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Awad Assiri, qui avait refusé de parler de compromis et affirmé que ce sont des efforts qui sont déployés en faveur du Liban. « Ces propos, a poursuivi M. Majdalani, ont été par la suite confirmés par le président syrien, Bachar el-Assad, puis par le Premier ministre Saad Hariri, après son entretien avec le président français, Nicolas Sarkozy. »
M. Majdalani a relevé que « le 8 Mars a renoncé au rôle qu'il peut jouer pour régler la crise au Liban et l'a confié à d'autres », avant de se dire « persuadé que le président de la Chambre, Nabih Berry, a de nombreuses idées à ce niveau ». « Il n'a cependant pas la possibilité de proposer ses idées parce que le mot de la fin appartient au Hezbollah et non pas au chef du Parlement ou au général Michel Aoun », a-t-il estimé avant de souligner que « le maintien de la stabilité et de la sécurité commande un retour à la conférence de dialogue et une reprise des réunions du Conseil des ministres ».
Il a également qualifié de regrettable le fait que, dans le débat autour des moyens d'accueillir l'acte d'accusation, le 8 Mars impose sa seule vision, avant d'estimer qu'après la parution de ce document « des idées pourraient apparaître et représenter le cadre d'un débat autour de l'attitude à adopter à l'égard de la teneur » de l'acte d'accusation.
Enfin, l'ancien député Émile Émile Lahoud a estimé que la médiation syro-saoudienne a « sensiblement progressé "et que" ses résultats seront prochainement apparents ». Il a critiqué les personnes qui mettent en doute son existence, considérant ce genre de déclarations comme de la provocation.

Y a-t-il ou non une initiative syro-saoudienne en faveur du Liban ? Impossible d'apporter une réponse négative ou positive à cette question, s'il faut tenir compte des commentaires formulés à ce sujet dans les milieux du 14 et du 8 Mars. Pour les uns, il s'agit d'une utopie. Pour les autres, non seulement elle existe, mais elle a même progressé.L'initiative syro-saoudienne reste au cœur des déclarations politiques, mais ressemble plus à une charade qu'à une réalité concrète. Même ceux qui jurent qu'elle existe et assurent qu'elle progresse ne sont pas en mesure de dire comment et vers quoi elle avance. C'est ce qui ressort en tout cas des déclarations faites hier à ce sujet.Membre du bloc parlementaire du Développement et de la libération (bloc de Nabih Berry), le député Ali Bazzi a souligné son attachement à...
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