Le responsable a promis d'augmenter les achats d'obligations d'État espagnoles par la Chine, qui est le plus grand bailleur de fonds de la planète, et annoncé la signature d'accords commerciaux avec l'Espagne pour une valeur de 5,6 milliards d'euros.
Ces déclarations interviennent alors que les marchés doutent de la capacité de l'Espagne à redresser ses comptes publics et à sortir de la crise économique.
« Nous pensons que l'Espagne » surmontera « les difficultés économiques et budgétaires actuelles » a déclaré le vice-Premier ministre, d'après l'agence Chine nouvelle.
Le ministre se trouvait en Espagne dans le cadre d'une tournée européenne qui le conduira en Allemagne et au Royaume-Uni ; il a assuré que son pays n'avait pas réduit son portefeuille d'obligations espagnoles, bien au contraire. « Nous achèterons plus (d'obligations d'État espagnoles, NDLR) en fonction des conditions de marché » a-t-il assuré, selon Chine nouvelle.
M. Li, qui s'est entretenu hier avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a encore indiqué qu'une quinzaine de contrats et accords commerciaux publics et privés avaient été signés entre les deux pays pour une valeur de 7,5 milliards de dollars. Ce montant inclut un accord de 7,1 milliards de dollars, déjà annoncé fin 2010, entre les groupes pétroliers Repsol et Sinopec sur leurs activités au Brésil.
Le haut responsable, pressenti pour devenir le prochain Premier ministre chinois, « a exprimé la confiance de la Chine dans l'économie espagnole, comme le démontre l'investissement de ce pays dans la dette publique espagnole », selon le gouvernement espagnol. M. Li a aussi souligné l'importance pour Pékin d'une « Europe unie, forte et stable », selon ce communiqué diffusé à l'issue de la rencontre avec Zapatero. Dans une tribune publiée hier par le quotidien allemand Sueddeutsche Zeitung, le responsable chinois a rappelé que « le soutien de la Chine aux mesures de stabilisation financière de l'Union européenne (UE) et son aide pour juguler la crise de la dette publique sont destinés à favoriser la reprise économique et la croissance soutenue ».
Récemment, la Chine, devenue la 2e économie mondiale et assise sur le plus gros matelas de réserves au monde, s'est dit prête à aider les économies européennes les plus exposées à une crise de la dette, après le sauvetage international de la Grèce puis de l'Irlande. Elle s'est engagée à souscrire des obligations d'État de la Grèce et du Portugal, mais sans préciser la taille de ses investissements.

