Sous le sol transparent, les trésors de l’archéologie. Photo Ibrahim Tawil
orthodoxes au centre-ville, le 3 janvier 2011, grâce aux efforts du métropolite Élias Audi et de M. Ghassan Tuéni, est un événement d'importance majeure (voir l'article de May Makarem, L'Orient-Le Jour du 28 décembre 2010).
Les fouilles entreprises par Leila Badre et l'équipe d'archéologues du musée de l'American University of Beirut (AUB) dans la cathédrale ont révélé une mosaïque du Ve siècle qui appartenait à la célèbre église byzantine Anastasis.
Zacharie le Scholastique, étudiant en droit à cette époque, parle d'une église de la Résurrection appelée Anastasis où il se rendait pour prier (Zacharie le Scholastique, « Vie de Sévère » 14, Patrologia Orientalis II - 1903). Après leurs cours, ses compagnons et lui se retrouvaient là, ce qui laisse supposer que l'église était proche de l'École de droit.
Cependant, certains étudiants de l'École de droit n'étaient ni studieux ni sages.
Les principales distractions qui détournaient les étudiants de leurs études en ce temps-là étaient les courses de chevaux à l'hippodrome de Beyrouth, les combats de fauves, les beuveries et la fréquentation des femmes de mauvaise vie.
La faute la plus grave était certainement la pratique de la magie à laquelle se livraient quelques étudiants dont nous connaissons les noms. Il s'agit de Georges, de Thessalonique, Illyre, Chrysaorius de Tralles, Asclepiodate de Héliopolis, Égypte, et d'un étudiant cité comme un « Arménien ». Ils possédaient des ouvrages traitant de magie noire et projetaient de sacrifier à Satan un esclave éthiopien.
Cette cérémonie, qui devait se dérouler hors de la ville, près de l'hippodrome, avait été découverte à temps et les livres de magie furent brûlés en public devant l'église de la Vierge à l'entrée du port.

