En Europe, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie ont fermement condamné l'attentat, le président français Nicolas Sarkozy dénonçant un « crime aveugle et lâche » dans une lettre adressée à son homologue égyptien, Londres appelant à une vigilance accrue. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné « avec la plus grande vigueur » l'attentat « abject ».
Le président des États-Unis Barack Obama a estimé que « les instigateurs de cet attentat visaient clairement des fidèles chrétiens, et n'ont aucun respect pour la vie et la dignité humaines » en souhaitant que les responsables soient « jugés pour cet acte barbare et abject ».
Au Proche-Orient, dirigeants arabes, autorités religieuses et Israël ont vigoureusement dénoncé cet acte. L'Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers lieux saints de l'islam, a parlé d'un « acte criminel que n'approuvent ni notre religion ni l'éthique et les normes internationales ». En Irak, théâtre le 31 octobre d'une attaque meurtrière d'el-Qaëda contre la cathédrale syriaque-catholique à Bagdad, le député chrétien Yunadim Kenna a redouté des « jours noirs pour la communauté internationale ». Hier, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a condamné ce « crime odieux contre des innocents chrétiens et musulmans ».
L'Iran a également fait part de sa condamnation et a présenté ses condoléances à l'Égypte. Pour la Syrie, cet attentat vise « le pluralisme religieux en Égypte ainsi que dans d'autres pays arabes ». Le Hamas a dénoncé un attentat « destiné à pousser à la confrontation entre musulmans et chrétiens » alors que l'Autorité palestinienne dénonçait un acte « visant à semer la discorde entre musulmans et chrétiens ». Pour le roi Mohammad VI du Maroc, il s'agit d'« un crime contre l'humanité tout entière, banni par les valeurs de la religion islamique ».
En Israël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a contacté le président égyptien et s'est dit « profondément choqué ».

