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Moyen Orient et Monde - Réactions

Le pape plaide pour la défense des chrétiens

Le sanglant attentat contre l'église copte d'Alexandrie a suscité l'indignation à travers le monde.
Lors de l'Angélus hier, le pape Benoît XVI a évoqué sa « douleur » face à « ce geste lâche de mort », qui « offense Dieu et l'humanité tout entière ». Samedi, lors de la messe du premier de l'an à la basilique Saint-Pierre, le pape Benoît XVI avait demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens. Face aux « tensions menaçantes du moment (...), qui frappent aujourd'hui en particulier les chrétiens, encore une fois j'adresse une invitation pressante à ne pas céder au découragement et à la résignation », avait-il déclaré. À Genève, le Conseil œcuménique des Églises a condamné une « terrible attaque contre des fidèles innocents ». Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a, de son côté, appelé au « courage » des chrétiens du Moyen-Orient.
En Europe, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie ont fermement condamné l'attentat, le président français Nicolas Sarkozy dénonçant un « crime aveugle et lâche » dans une lettre adressée à son homologue égyptien, Londres appelant à une vigilance accrue. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a condamné « avec la plus grande vigueur » l'attentat « abject ».
Le président des États-Unis Barack Obama a estimé que « les instigateurs de cet attentat visaient clairement des fidèles chrétiens, et n'ont aucun respect pour la vie et la dignité humaines » en souhaitant que les responsables soient « jugés pour cet acte barbare et abject ».
Au Proche-Orient, dirigeants arabes, autorités religieuses et Israël ont vigoureusement dénoncé cet acte. L'Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers lieux saints de l'islam, a parlé d'un « acte criminel que n'approuvent ni notre religion ni l'éthique et les normes internationales ». En Irak, théâtre le 31 octobre d'une attaque meurtrière d'el-Qaëda contre la cathédrale syriaque-catholique à Bagdad, le député chrétien Yunadim Kenna a redouté des « jours noirs pour la communauté internationale ». Hier, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a condamné ce « crime odieux contre des innocents chrétiens et musulmans ».
L'Iran a également fait part de sa condamnation et a présenté ses condoléances à l'Égypte. Pour la Syrie, cet attentat vise « le pluralisme religieux en Égypte ainsi que dans d'autres pays arabes ». Le Hamas a dénoncé un attentat « destiné à pousser à la confrontation entre musulmans et chrétiens » alors que l'Autorité palestinienne dénonçait un acte « visant à semer la discorde entre musulmans et chrétiens ». Pour le roi Mohammad VI du Maroc, il s'agit d'« un crime contre l'humanité tout entière, banni par les valeurs de la religion islamique ».
En Israël, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a contacté le président égyptien et s'est dit « profondément choqué ».
Lors de l'Angélus hier, le pape Benoît XVI a évoqué sa « douleur » face à « ce geste lâche de mort », qui « offense Dieu et l'humanité tout entière ». Samedi, lors de la messe du premier de l'an à la basilique Saint-Pierre, le pape Benoît XVI avait demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens. Face aux « tensions menaçantes du moment (...), qui frappent aujourd'hui en particulier les chrétiens, encore une fois j'adresse une invitation pressante à ne pas céder au découragement et à la résignation », avait-il déclaré. À Genève, le Conseil œcuménique des Églises a condamné une « terrible attaque contre des fidèles innocents ». Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a, de son côté, appelé au « courage » des chrétiens du Moyen-Orient.En Europe, la France, la...
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