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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

Moins d’exactions, mais les risques d’affrontements demeurent

Les exactions en Côte d'Ivoire se sont réduites ces derniers jours selon l'ONU, mais les risques d'affrontement demeurent avec la menace des partisans de Laurent Gbagbo de prendre d'assaut à « mains nues » le QG de son rival Alassane Ouattara à Abidjan. Simon Munzu, directeur de la division des droits de l'homme de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), a précisé qu'au cours de la semaine écoulée ont été déplorés six morts, trois disparitions, vingt enlèvements ou arrestations et onze blessés. Au total, il y a eu 179 morts depuis la mi-décembre, pour la plupart des partisans de M. Ouattara selon l'ONU. Des chiffres contestés par le gouvernement Gbagbo qui parle de 53 morts, dont 14 membres des forces de sécurité qui lui sont loyales, depuis la présidentielle du 28 novembre.
La tension a baissé avec l'entrée en scène de médiateurs mandatés par la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao). Ils tentent d'éviter une intervention militaire pour renverser le régime Gbagbo, une menace brandie par cette organisation pour que M. Ouattara, reconnu par la communauté internationale, soit installé au pouvoir. Après une mission mardi à Abidjan, les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert), doivent revenir lundi après avoir rendu compte de leurs premiers entretiens avec MM. Gbagbo et Ouattara à Goodluck Jonathan, chef d'État nigérian et président en exercice de la Cédéao. Le Ghana a déjà averti qu'il n'enverrait pas de troupes chez son voisin ivoirien.
Tout en disant préférer l'option diplomatique, M. Ouattara a appelé hier à « aller vite (...) Il est temps d'agir et de sortir de cette situation ». Le camp Ouattara, plutôt démuni à l'intérieur du pays, gagne du terrain sur le plan diplomatique avec la reconnaissance d'ambassadeurs qu'il a désignés et en appelle à la communauté internationale pour éviter ce qu'il nomme « un génocide ». Le conseiller spécial de l'ONU chargé de la prévention du génocide, Francis Deng, s'est déclaré « très inquiet » de la situation.
Isolé sur le plan international, M. Gbagbo peut cependant se réjouir de l'arrivée hier à Abidjan de deux soutiens : l'ancien ministre socialiste français des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès ; deux avocats français de renom qui n'ont pas tardé à s'en prendre à l'ex-puissance coloniale, accusée d'ingérence.
Enfin, plusieurs chaînes de télévision d'informations étrangères, dont la diffusion avait été interdite en Côte d'Ivoire début décembre au commencement de la crise postélectorale, sont de nouveau accessibles depuis hier. Dans un communiqué publié dans la presse ivoirienne, la direction générale de Canal+ Côte d'Ivoire, qui diffuse ces chaînes via son bouquet Canalsat Horizons, se félicite que les chaînes I-Télé, Euronews, LCI, notamment, ainsi que les radios BBC ou RFI soient à nouveau accessibles pour les Ivoiriens. La diffusion de la chaîne France 24 n'avait cependant toujours pas repris.
Les exactions en Côte d'Ivoire se sont réduites ces derniers jours selon l'ONU, mais les risques d'affrontement demeurent avec la menace des partisans de Laurent Gbagbo de prendre d'assaut à « mains nues » le QG de son rival Alassane Ouattara à Abidjan. Simon Munzu, directeur de la division des droits de l'homme de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), a précisé qu'au cours de la semaine écoulée ont été déplorés six morts, trois disparitions, vingt enlèvements ou arrestations et onze blessés. Au total, il y a eu 179 morts depuis la mi-décembre, pour la plupart des partisans de M. Ouattara selon l'ONU. Des chiffres contestés par le gouvernement Gbagbo qui parle de 53 morts, dont 14 membres des forces de sécurité qui lui sont loyales, depuis la présidentielle du 28 novembre.La tension a baissé...
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