Les Frères musulmans entendent protester dans les rues
La confrérie égyptienne des Frères musulmans a l'intention de déplacer son combat politique vers la rue, à la suite des élections législatives qui ont été selon elle « truquées » pour l'exclure du Parlement. « Absente du Parlement, l'opposition descendra dans la rue », a déclaré dans une interview à Reuters le leader des Frères musulmans, Mohammad Badie. Son mouvement va coordonner avec d'autres formations de l'opposition l'organisation de manifestations qui seront « légales, constitutionnelles et massives », a-t-il averti. « Il n'y a pas eu d'élections truquées, mais plutôt un vaste trucage avec une pincée d'élections », a estimé M. Badie. « Ce Parlement (issu des urnes) va faire du tort à l'image de l'Égypte et adoptera des textes de loi qui nuiront aux intérêts du pays », a encore affirmé le chef des Frères musulmans.
Darfour
La rébellion s'unit lors de nouveaux combats contre l'armée soudanaise
Les principaux groupes rebelles du Darfour, région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile, ont pour la première fois depuis des années combattu ensemble hier contre les forces gouvernementales, a indiqué la rébellion. « Il y a eu des combats aujourd'hui à Dar al-Salam, au Darfour-Nord. Nous avons défait les forces gouvernementales et avons mis la main sur des armes, des véhicules, et capturé de jeunes soldats », a dit à l'AFP Abou Bakr Hamid, un haut responsable du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). « Tous les mouvements, le JEM, le SLA-Abdelwahid (Armée de libération du Soudan, SLA), le SLA-Minnawi et des hommes de Tijani Sese (chef du Mouvement pour la libération et la justice - LJM) ont participé aux affrontements », a-t-il ajouté. Les combats ont fait au moins trois morts au sein de la rébellion, a indiqué le chef des opérations militaires du JEM, Ali al-Wafi. Il n'a pas été possible de joindre le porte-parole de l'armée pour vérifier cette version des faits. Des travailleurs humanitaires ont confirmé la tenue d'affrontements à Dar al-Salam, sans donner de détails.
Algérie
Attentat raté contre Bouteflika : peine capitale pour le principal accusé
Le principal des 12 accusés dans l'attentat-suicide raté ayant visé le président Abdelaziz Bouteflika, le 6 septembre 2007 à Batna, a été condamné à la peine capitale, et ses compagnons à des peines de trois à 15 ans de prison. L'explosion d'un kamikaze sur le passage du convoi du président algérien avait fait 26 morts et 172 blessés parmi la foule. L'accusé principal est Walid Zeghina (28 ans), un repenti qui avait bénéficié du programme de réconciliation nationale en 2006.

