"Les pourparlers à Six reprendront lorsque les Nord-Coréens démontreront leur volonté de changer leur attitude", a déclaré le porte-parole du président Barack Obama, Robert Gibbs, lors d'un point de presse.
La Corée du Nord a accepté lundi le retour des inspecteurs nucléaires de l'ONU qu'elle avait chassés en avril 2009, selon le gouverneur américain Bill Richardson, un ancien ambassadeur à l'ONU qui a effectué une visite de cinq jours dans le pays, qualifiée de "privée" par Washington.
Le régime nord-coréen s'est aussi abstenu de représailles après des exercices militaires à tirs réels de la Corée du Sud sur une île bombardée le mois dernier par Pyongyang, nourrissant l'espoir d'une baisse de la tension dans la péninsule et d'une reprise du dialogue avec Washington.
Pyongyang avait aussi claqué la porte en avril 2009 des pourparlers à Six sur son désarmement nucléaire (réunissant les deux Corées, le Japon, la Russie, les Etats-Unis et la Chine). Le régime avait procédé à un deuxième essai nucléaire un mois plus tard et poursuit depuis son programme nucléaire.
"En mettant de côté les discours et la rhétorique, ils savent ce qu'ils (doivent entreprendre) pour devenir un membre respecté de la communauté internationale", a ajouté M. Gibbs à propos des responsables du régime nord-coréen.
"Nous n'allons pas nous mettre à la table des négociations pour le simple plaisir de discuter. Quand et si les Nord-Coréens sont sérieusement déterminés à respecter leurs obligations, nous pourrons réfléchir à une reprise des pourparlers à Six", a encore dit M. Gibbs.
"Mais les actes de belligérance entrepris par les Nord-Coréens ces dernières semaines ne donnent à personne la certitude qu'ils sont de près ou de loin prêts à reprendre ces pourparlers de façon responsable", a-t-il estimé, réclamant des "actes plutôt que des paroles".


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