"Nous condamnons les mesures gouvernementales contre M. Wasmi ainsi que les violences de la police", a dit un de ces députés, Moubarak al-Waalan à l'occasion d'un rassemblement de solidarité devant le Parlement.
"Nous sommes ici pour condamner la politique de violence exercée à l'égard du Docteur Wasmi, comme s'il s'agissait d'un ennemi du pays", a-t-il ajouté.
"Ce qui s'est passé pour M. Wasmi est le résultat d'une politique répressive du gouvernement", a estimé un autre député Ali al-Deqbasi.
Un autre protestataire, le député Moussallam al-Barrak, a accusé le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, tous deux membres de la famille régnante des Al Sabah, d'avoir donné des instructions à la police pour frapper M. Wasmi et d'autres personnes.
Professeur de droit koweïtien, M. Wasmi est en détention depuis début décembre et il a été interrogé sur une déclaration jugée diffamatoire pour l'émir, a indiqué dimanche son avocat.
Cet universitaire s'était adressé le 8 décembre à un rassemblement de l'opposition qui a été dispersé par la force et pendant lequel des députés ont été blessés, selon la presse.
Selon son avocat, une enquête est ouverte pour propagation de fausses nouvelles à l'étranger, participation à un rassemblement non autorisé avec l'intention de commettre des actes criminels et atteinte au statut de l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah.
Il peut également être poursuivi pour avoir appelé les forces de l'ordre à la désobéissance.
Le procureur général a rejeté une demande de remise en liberté, selon Me Subaie.


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