Prudents sur les chances de remporter une couronne nationale que le LOSC, deux fois titré (1946 et 1954), attend depuis plus d'un demi-siècle, les Dogues apparaissent bien plus décidés lorsqu'il s'agit de finir la phase aller du championnat en tête. Ce serait une première depuis 1953.
« Je peux vous assurer qu'on fera le maximum pour rester où nous sommes. Et décrocher ce titre de champion d'automne serait un beau clin d'œil », assure le milieu de terrain Ludovic Obraniak. « Ce sera une satisfaction de remporter ce titre honorifique », complète le défenseur Franck Béria.
Alors que deux matches à domicile se profilent, le calcul est aisé : il s'agit simplement de « tirer bénéfice » de cet avantage du terrain, souligne Eden Hazard. Et le capitaine Rio Mavuba d'acquiescer : « Si on fait carton plein, on décrochera ce titre de champion d'automne, mais il sera symbolique. »
Pour tous les Lillois, l'entraîneur en tête qui s'est dit jeudi certain que Lille pouvait faire « de jolies choses » tant en Coupe d'Europe qu'en championnat, la place à mi-parcours ne garantit rien. La saison dernière encore, l'OM avait huit points de retard sur Bordeaux, leader, à mi-parcours.
Être champion d'automne n'a d'ailleurs pas non plus toujours porté bonheur aux clubs nordistes. Roubaix en 1947 puis Lille en 1954 ont certes décroché le titre après avoir fini la phase aller devant. Mais Lens a échoué alors qu'il était en tête en 2001 et gagné en 1998 alors qu'il était deuxième à la trêve.
Pour le LOSC, ce titre « honorifique de champion d'automne », comme le qualifie Béria, « ne peut être qu'une étape ». Et de constater que les équipes sont « très proches les unes des autres sur le plan comptable et que tout peut aller très vite ».
« Il faut éviter de se mettre de la pression inutilement. On sait que rien n'est joué à la trêve. On l'a vu la saison dernière avec Bordeaux, il faut s'attacher à bien travailler. Notre force sera collective car tout le groupe est concerné avec la volonté de rester aux avant-postes », assure Mavuba.
Lille peut en tout cas avoir le moral au beau fixe. La qualification européenne a renforcé une période déjà favorable avec les premières places au classement de la L1, au classement des attaques (32 buts), mais aussi à celui des buteurs avec Moussa Sow (13 buts).
« Notre seule préoccupation est Nancy. Battre cette équipe ne sera guère évident en raison des conditions qui nous attendent dimanche. Le terrain s'est beaucoup dégradé contre Gand et notre tâche sera d'autant plus grande », tempère le capitaine selon qui, pour « Saint Étienne, on verra plus tard ».
La difficulté vient aussi paradoxalement du fait que les deux matches à domicile se suivent pour un LOSC qui n'a perdu qu'une fois cette saison sur sa pelouse en championnat. C'était face à Marseille (3-2). Depuis, il a aligné cinq victoires et deux nuls. « Devant ton public, forcément, tu as envie de gagner. Mais on sait que ce n'est jamais facile d'enchaîner », relève Hazard. « On veut poursuivre notre série », affirme l'entraîneur Rudi Garcia qui rappelle les règles de base du LOSC, « prendre les matches les uns après les autres et pas se voir trop beau ».
Le programme
Montpellier-Auxerre
Nice-Brest
Rennes-Valenciennes
Saint-Etienne-Arles-Avignon
Toulouse-Lorient
Lens-Caen
Paris SG-Monaco
Sochaux-Bordeaux
Lille-Nancy
Marseille-Lyon.

