Rechercher
Rechercher

Liban - Sud

Ghajar : une décision libanaise cette semaine?

C'est un véritable cadeau empoisonné qu'Israël a offert au gouvernement libanais, en décidant de se retirer de la partie nord de Ghajar. Après avoir rencontré la semaine dernière le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, Michaël Williams, représentant spécial de Ban Ki-moon au Liban, fait en ce moment la tournée des responsables, pour discuter avec eux du détail de ce retrait problématique, tel que le conçoivent les forces de l'ONU.

La question qui se pose au Liban est la suivante : comment traiter avec un retrait israélien qui n'en est pas un ? /

Ce plan prévoit un déploiement conjoint des "bérets bleus" et de l'armée, en bordure de la zone qui doit être évacuée, et non à l'intérieur de celle-ci. En effet, les habitants de Ghajar-Nord, d'origine syrienne, jouissent depuis l'agression de 2006, de la nationalité israélienne et dépendent d'Israël pour nombre de services sociaux, y compris l'électricité et l'eau. Certains travaillent en Israël.
Il va de soi que l'armée libanaise peut difficilement traiter avec des nationaux israéliens d'origine arabe au statut si ambigu, et qu'elle va devoir "coordonner" son action sur ce plan avec la Finul.
La réponse libanaise à ces plans est attendue cette semaine et au cas où le Liban approuve le plan d'action de l'ONU, l'heure "H" du retrait israélien ne devrait plus tarder.
La question qui se pose au Liban est aussi la suivante : comment traiter avec un retrait israélien qui n'en est pas un ? Certes, l'État hébreu replie ses troupes, admet Beyrouth, mais il reste présent sur deux plans au moins : les services divers qu'il assure aux familles de Ghajar Nord, et ses agents secrets. Israël a en effet exigé qu'en échange de son retrait, le Hezbollah n'investisse pas la place laissée vide.
Du reste, il est inconcevable que l'armée libanaise autorise ces nationaux si particuliers à pénétrer en territoire libanais. Ce faisant, la grande muette est dans son droit le plus absolu, puisque le l'extension urbaine des Ghajarois, au cours des 4 années passées, a empiété sur un territoire qui relève du cadastre libanais et que, d'un certain point de vue, c'est à eux d'en supporter ses conséquences.
Pour un responsable libanais haut placé, il ne fait pas de doute que le Liban a reçu "un cadeau empoisonné" et que sa position actuelle "n'est pas à envier". En se retirant de Ghajar-nord, en effet, Israël va pouvoir claironner qu'il respecte la résolution 1701 du Conseil de sécurité, sans que le Liban n'en puisse tirer réellement avantage.
Ce plan prévoit un déploiement conjoint des "bérets bleus" et de l'armée, en bordure de la zone qui doit être évacuée, et non à l'intérieur de celle-ci. En effet, les habitants de Ghajar-Nord, d'origine syrienne, jouissent depuis l'agression de 2006, de la nationalité israélienne et dépendent d'Israël pour nombre de services sociaux, y compris l'électricité et l'eau. Certains travaillent en Israël.Il va de soi que l'armée libanaise peut difficilement traiter avec des nationaux israéliens d'origine arabe au statut si ambigu, et qu'elle va devoir "coordonner" son action sur ce plan avec la Finul.La réponse libanaise à ces plans est attendue cette semaine et au cas où le Liban approuve le plan...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut