Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Fuites

La « guerre du net » des hackers partisans de WikiLeaks se durcit

Lula, Pillay et Poutine interviennent en faveur de Julian Assange au nom de la liberté d'expression.
Des hackers favorables à Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks emprisonné, ont accru leurs cyberattaques hier contre les « adversaires » du site. Les cyberpirates ont ainsi mulitplié les attaques contre les entreprises qui privent WikiLeaks de ses moyens financiers : après Visa, Mastercard et PayPal, le site du gouvernement suédois a été mis hors service plusieurs heures, ont rapporté les médias suédois.
« C'est une guerre informatique, nous voulons que l'Internet reste libre et ouvert à tous, comme il l'a toujours été », a déclaré à la BBC un interlocteur se disant membre du groupe de pirates informatiques Anonymous, sous le nom d'emprunt de Coldblood. Il a affirmé : « De plus en plus de gens nous rejoignent (...) De plus en plus de personnes téléchargent le programme botnet », qui permet de lancer à partir de milliers d'ordinateurs simultanément des attaques informatiques massives contre un site, ce qui le met hors service.
Anonymous a revendiqué en ligne mercredi une vaste attaque coordonnée contre les sites Internet d'entreprises ayant privé WikiLeaks de leurs services financiers. Baptisée « Opération Riposte », cette attaque a rendu inaccessible pendant plusieurs heures le site de l'émetteur de cartes de crédit Visa, tandis que celui de son concurrent Mastercard a été perturbé. Le site de Sarah Palin, figure des ultraconservateurs américains, a également été visé. Elle avait déclaré que M. Assange avait du « sang sur les mains ». Selon Coldblood, Anonymous « ne suit aucun cadre conventionnel, c'est juste un groupe de gens, et quand une idée circule, si ces gens la trouvent bonne, ils la mettent en œuvre ». Lui-même assure n'avoir jamais été en contact avec WikiLeaks. « C'est très difficile de rentrer en contact avec eux, la seule personne que vous pouviez obtenir était Julian, mais il est indisponible pour le moment. »
Pour sa part, WikiLeaks a nié tout lien avec Anonymous. « Nous ne condamnons ni n'applaudissons ces attaques. Nous pensons qu'elles ne sont que le reflet de l'opinion publique » sur les attaques dont WikiLeaks et son fondateur sont victimes, a indiqué son porte-parole Kristinn Hrafnsson.
En outre, pour la première fois depuis l'arrestation de Julian Assange, un chef d'État, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, a exprimé sa « solidarité pour la divulgation des documents et protesté contre (l'atteinte) à la liberté d'expression ». Il a appelé ses concitoyens à « poster sur le blog du Planalto » (le site de la présidence) leurs protestations. La haut commissaire aux Droits de l'homme de l'ONU, la Sud-Africaine Navi Pillay, s'est également déclarée inquiète des pressions sur les compagnies offrant des services au site WikiLeaks. Ces pressions peuvent, selon elle, « être interprétées comme une tentative de censure contre la publication d'informations, et pourraient potentiellement constituer une violation du droit à la liberté d'expression de WikiLeaks ». De son côté, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a mis en doute le bien-fondé de l'arrestation de Julian Assange, demandant : « C'est ça la démocratie ? » « Il faut commencer par balayer devant sa porte. Je renvoie la balle à nos collègues américains », a-t-il ajouté.
Entre-temps, Julian Assange a passé sa deuxième nuit en prison en Grande-Bretagne, sous mandat d'arrêt européen pour des agressions sexuelles remontant au mois d'août dernier en Suède. Une procédure d'extradition peut prendre plusieurs mois avant de devenir effective, en raison des multiples recours possibles. Les partisans de M. Assange craignent que la Suède ou la Grande-Bretagne ne finissent par le remettre aux États-Unis, où il fait figure d'ennemi public n° 1.
Des hackers favorables à Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks emprisonné, ont accru leurs cyberattaques hier contre les « adversaires » du site. Les cyberpirates ont ainsi mulitplié les attaques contre les entreprises qui privent WikiLeaks de ses moyens financiers : après Visa, Mastercard et PayPal, le site du gouvernement...

commentaires (0)

Commentaires (0)

Retour en haut