Le président français était disposé à "payer une rançon" pour obtenir la libération de l'otage et à rencontrer le chef de la guérilla des Farc, écrit le quotidien espagnol.
Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à l'élection présidentielle en Colombie, avait été enlevée par la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) le 23 février 2002. Elle a été libérée lors d'une opération de l'armée colombienne le 2 juillet 2008.
Le président français, dès son élection en mai 2007, avait été très actif en vue d'une libération de l'otage, dont le sort suscitait une forte mobilisation en France.
L'ambassadeur colombien à Paris, Fernando Cepeda, "a attribué l'obsession de Sarkozy pour Betancourt à la nécessité de démontrer qu'il pouvait réussir ce que son rival Dominique de Villepin, grand ami de Betancourt depuis l'époque où ils étaient étudiants, n'a pu réussir", selon le document américain publié par El Pais.
Alors chef de la diplomatie française, Dominique de Villepin, qui connaissait personnellement Ingrid Betancourt car ils avaient été étudiants ensemble à Paris, avait lancé en 2003 une opération pour tenter de la libérer. Mais celle-ci avait échoué et provoqué des tensions avec la Colombie et le Brésil.
Nicolas Sarkozy était prêt, pour obtenir cette libération, à rencontrer Manuel Marulanda, le chef des Farc, et aussi à échanger Ingrid Betancourt contre Simon Trinidad, cerveau financier de la guérilla extradé en 2005 vers les Etats-Unis, selon El Pais.
Le journal ajoute que le président français avait entrepris des démarches pour obtenir une intervention de l'ex-président américain George Bush auprès de son homologue colombien d'alors, Alvaro Uribe, pour qu'il accorde à la France "une marge de manoeuvre plus grande en vue de la libération de Betancourt".


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