Des sources du Hezbollah ont ainsi exprimé au site NowLebanon la satisfaction du parti chiite face aux efforts déployés par l'Arabie saoudite et la Syrie pour trouver une issue à la crise actuelle, qui se résume à l'acte d'accusation et au TSL. Selon le site précité, les responsables saoudiens seraient désormais convaincus de la nécessité de trouver une solution rapide avant la publication annoncée de l'acte d'accusation. Toutefois, selon le site, si aucune date n'a été fixée pour la publication de ce document, le Hezbollah affirme être prêt à toutes les éventualités.
Le responsable de la commission religieuse au sein du parti, cheikh Mohammad Yazbeck, a déclaré à ce sujet que tous les moyens mis en œuvre pour ternir l'image du Hezbollah n'aboutiront à rien et que les États-Unis ne parviendront pas à « éteindre la lumière de la résistance » à travers l'acte d'accusation annoncé. De même, le vice-président du conseil exécutif, cheikh Nabil Qaouq, a estimé que la « tentative d'infiltration israélienne des télécommunications au Sud par le biais de l'installation d'appareils d'écoute près de Majdel Selm constitue une nouvelle agression contre la résistance par des moyens différents ». Il a ajouté que la découverte par le Hezbollah de ces installations, qui a poussé les Israéliens à les détruire à distance, est une « grande réussite non seulement pour la résistance, mais aussi pour tout le Liban ». Cheikh Qaouq a déclaré que cette nouvelle agression est une preuve de l'incapacité de la communauté internationale à mettre un frein aux exactions israéliennes, sans parler d'une possibilité de la condamnation des agissements de l'État hébreu. Qaouq a affirmé que la résistance « restera vigilante pour préserver ses acquis, ainsi que pour défendre le Liban et sa souveraineté ».
Le responsable chiite a en outre estimé que le TSL est « l'arme utilisée actuellement par les États-Unis pour atteindre les objectifs de la guerre de 2006 », assurant que tout le monde est désormais conscient des « plans américains visant à détruire le Hezbollah pour servir les intérêts israéliens ». Il a encore déclaré que le Liban se trouve aujourd'hui à la croisée des chemins : soit le report de la solution jusqu'après la publication de l'acte d'accusation, ce qui placera le pays sur un chemin semé d'embûches et de pièges, soit les efforts arabes parviendront à trouver une issue à la crise avant l'acte d'accusation. Ce qui permettra au Liban, selon lui, de surmonter cette crise et de déjouer les complots américains ourdis contre lui.
Le ministre de l'Agriculture Hussein Hajj Hassan a dénoncé, de son côté, le refus de certaines personnalités politiques de reconnaître l'existence d'efforts arabes, « comme si, a-t-il dit, elles se faisaient l'écho des déclarations menaçantes des responsables américains et occidentaux ». M. Hajj Hassan a rappelé les « errances de l'enquête internationale depuis le premier président de la commission, Detlev Mehlis, jusqu'au procureur Bellemare, ainsi que les interventions israéliennes claires dans les éléments qui ont servi de base à la construction des preuves ». Selon lui, la politisation du TSL est devenue claire, tout comme le manque de crédibilité de l'enquête, depuis notamment les interventions israéliennes dans le réseau de télécoms libanais. « Si vraiment le souci du TSL et de l'acte d'accusation est d'aboutir à la vérité, comment expliquer les accusations portées pendant quatre ans contre la Syrie ? » s'est demandé Hussein hajj Hassan, qui a ajouté que « toute accusation portée contre un membre du Hezbollah est rejetée et toute diffusion d'une telle information constitue une participation à l'accusation injuste et agressive »...

