"Je pense, comme beaucoup d'autres, qu'il n'y aura pas de gel supplémentaire. Il faut rayer ce mot gel de notre vocabulaire", a déclaré à la radio publique M. Lieberman, un populiste qui dirige le parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou.
"On a bien vu ce qu'a donné le précédent gel de dix mois. Il n'a pas permis de percée dans les négociations", a constaté le ministre.
Selon lui, il existe un "consensus de plus en plus large pour penser qu'il est impossible de parvenir à un accord de paix définitif en une année".
"Il vaut mieux aller vers des accords intérimaires à long terme", a-t-il à nouveau argué.
Les Etats-Unis réclament un nouveau gel de trois mois de la colonisation en Cisjordanie occupée pour relancer les négociations directes avec les Palestiniens censées aboutir à un accord-cadre de paix au bout d'un an.
Les pourparlers, relancés le 2 septembre dernier, ont été interrompus quelque trois semaines plus tard à l'expiration d'un moratoire de dix mois sur la colonisation juive en Cisjordanie. Ces discussions n'ont débouché sur aucun progrès.
Les Palestiniens exigent, avant de reprendre les discussions, un nouveau gel de la colonisation, y compris dans le secteur oriental à majorité arabe de la Ville sainte, annexé en 1967 par l'Etat hébreu.
Lors d'un entretien le mois dernier avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté le principe d'un renouvellement du moratoire de 90 jours en échange d'une généreuse enveloppe américaine de mesures de soutien sur les plans de la sécurité et de la diplomatie.
Mais M. Netanyahu a demandé aux Etats-Unis de détailler par écrit ces promesses avant de les soumettre au vote du cabinet de sécurité israélien.
Jusqu'à présent, aucune lettre de garantie de l'administration américaine n'a été divulguée.


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