Rechercher
Rechercher

Liban

Réactions mitigées au discours de Nasrallah

Comme à l'accoutumée, le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a suscité des réactions mitigées et nuancées des deux côtés du spectre politique local, chaque camp profitant de l'occasion pour réaffirmer ses positions de principe au sujet de l'action du Tribunal spécial pour le Liban et de l'acte d'accusation qui devrait être rendu public prochainement.
Le député Ammar Houri, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a déclaré sur ce plan que « les propos tenus par sayyed Hassan Nasrallah laissent insinuer qu'il est au courant de l'acte d'accusation alors que nous ne savons rien » de ce document. « Il est devenu clair que l'acte d'accusation est désormais un fait accompli qu'il n'est plus possible de torpiller ou de modifier, a déclaré M. Houri. Il est devenu clair aussi que nous sommes aujourd'hui dans la phase de l'après-acte d'accusation. » Et d'ajouter : « Nous ne voulons entrer en confrontation avec aucune faction politique, et ce qui incite à l'optimisme c'est que nous sommes tous d'accord, au sein de la majorité et de la minorité, sur la nécessité de gérer la phase de l'après-acte d'accusation. »
Le député Ziad Kadri, membre du bloc parlementaire haririen, a estimé que le discours de Nasrallah n'a rien apporté de nouveau du fait que le chef du Hezbollah a montré qu'il « maintient ses positions au sujet du tribunal international qu'il accuse de politisation ». « En ce qui nous concerne, notre position est claire dès le départ et nous ne faisons aucun commentaire concernant l'action du tribunal tant que l'acte d'accusation n'a pas été publié », a souligné M. Kadri, qui a précisé que « nous saurons faire preuve de suffisamment de sagesse et d'esprit rationnel pour savoir comment nous comporter après la publication de l'acte d'accusation ».
M. Tammam Salam, député de Beyrouth et allié électoral du Courant du futur, a appelé de son côté à prendre en considération « les appréhensions exprimées par Nasrallah, tout en respectant aussi les appréhensions de l'autre camp » (le 14 Mars).
Le coordinateur général du 14 Mars, l'ancien député Farès Souhaid, a relevé, quant à lui, qu'il ressort du dernier discours de Nasrallah que ce dernier semble avoir acquis la conviction qu'il n'est plus possible de torpiller l'acte d'accusation et le TSL. « Hier (dimanche), Nasrallah a admis que l'acte d'accusation est un fait accompli qu'il n'est pas possible de torpiller », a souligné M. Souhaid, qui a ajouté sur ce plan : « Ils prétendent que l'acte d'accusation débouchera sur une guerre civile alors qu'en ce qui nous concerne, nous désirons qu'il dévoile la vérité qui est un prélude à la stabilité. »
L'ancien député Moustapha Allouche, membre du directoire du Courant du futur, a lui aussi relevé que Nasrallah a admis que l'acte d'accusation est devenu un fait accompli. Pour M. Allouche, le discours du chef du Hezbollah n'a rien apporté de nouveau.
Le Rassemblement indépendant du Kesrouan-Ftouh (proche du 14 Mars) a publié de son côté un communiqué soulignant, sur un ton un tantinet ironique, que les informations rapportées par Nasrallah dans son discours devraient être transmises au TSL afin d'exposer publiquement au tribunal et à l'opinion publique internationale les éléments dévoilés par les experts et les techniciens du Hezbollah (au sujet de l'infiltration du réseau des télécommunications par Israël). « Cela permettra non seulement d'innocenter toute personne qui serait soupçonnée, mais aussi de placer Israël dans le box des accusés et de faire ainsi comparaître les responsables israéliens devant la justice internationale, souligne le Rassemblement du Kesrouan. Poursuivre la campagne médiatique contre le tribunal se répercute sur la stabilité dans le pays et ferait perdre au Liban l'opportunité de faire condamner Israël » par le TSL.
Dans le camp du 8 Mars, le député Talal Arslane a souligné que le discours de Nasrallah s'inscrit « dans le cadre du réalisme politique, loin de toute supputation, mettant ainsi en relief le caractère particulièrement délicat de la phase actuelle ». Pour M. Arslane, le TSL est « contraire à la Constitution, dépourvu de crédibilité et en aucune façon intègre ».
Enfin, l'ancien député Fayçal Daoud (proche du 8 Mars) a affirmé que « la Résistance (le Hezbollah) est à la base de toutes les équations politiques sur la scène locale ».
Comme à l'accoutumée, le dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a suscité des réactions mitigées et nuancées des deux côtés du spectre politique local, chaque camp profitant de l'occasion pour réaffirmer ses positions de principe au sujet de l'action du Tribunal spécial pour le Liban et de l'acte d'accusation qui devrait être rendu public prochainement.Le député Ammar Houri, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a déclaré sur ce plan que « les propos tenus par sayyed Hassan Nasrallah laissent insinuer qu'il est au courant de l'acte d'accusation alors que nous ne savons rien » de ce document. « Il est devenu clair que l'acte d'accusation est...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut