L'attaque s'est produite deux jours après un attentat suicide à la voiture piégée qui a coûté la vie à 23 chiites participant à une procession religieuse dans la province d'Al-Jawf, un bastion de la rébellion zaïdite qui a conclu une trêve fragile avec le pouvoir central à Sanaa voilà neuf mois.
Les dignitaires visés se rendaient de la ville de Saada, un autre bastion de la rébellion, vers celle de Dahyan où devaient se dérouler les funérailles de Badreddine al-Houthi, décédé jeudi à l'âge de 86 ans, a-t-on précisé.
"Une personne a été tuée et huit blessées, certaines grièvement, lorsqu'une voiture transportant les membres de la tribu a explosé", a déclaré le porte-parole des rebelles Mohammad Abdel Salam à l'AFP.
Selon lui, l'attentat a été commis par un kamikaze qui a réussi à s'infiltrer dans le convoi de véhicules des dignitaires.
Des sources tribales ont confirmé l'attentat suicide.
Badreddine al-Houthi était le père du commandant actuel des rebelles, Abdel Malak al-Houthi, et de son frère et prédécesseur à la tête du mouvement Hussein al-Houthi, tué dans les combats avec l'armée en 2004.
Le cessez-le-feu entre le pouvoir central et les rebelles avait mis fin à un cycle de six mois de violences dans la "Sixième guerre" dans le Nord depuis 2004, qui a fait plusieurs milliers de morts et plus de 250.000 déplacés.
Les Houthis appartiennent à la branche zaïdite du chiisme, minoritaire dans l'ensemble du Yémen, mais majoritaire dans la partie nord-ouest. Les zaïdites dénoncent une marginalisation politique, sociale et religieuse.
Un chef tribal avait accusé Al-Qaïda, violemment anti-chiite, d'être responsable de l'attentat de mercredi.
Les attaques du réseau sunnite Al-Qaïda, de plus en plus actif au Yémen, n'avaient pas jusque-là touché le Nord.


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