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L’aménagement des eaux et l’hydrodiplomatie au Liban

Par Malek BASBOUS
Saluons l'ouvrage magistral du Dr Fadi Comair, sur l'aménagement des eaux et l'hydrodiplomatie au Liban, qui fait le bilan des richesses hydriques de ce pays, seul État arabe de la région, qui en est nanti.
Il s'élève contre le laxisme qui laisse ces eaux, surtout les fleuves, couler et se perdre en mer, quand les citoyens manquent d'eau potable, d'eau d'irrigation, d'eau pour son industrie ou pour les besoins touristiques.
Cet ouvrage plaide pour retenir ces eaux de ruissellement qui s'élèvent à 2,7 milliards de mètres cubes, avec 44 barrages, dans différentes régions propices du Liban et d'en tirer le plus grand profit, pour l'eau potable, la production d'énergie, l'industrie, le tourisme... à l'instar de tous les pays voisins : Chypre, Syrie, Turquie...
Un document de cette importance aurait dû être étudié, et discuté par un ministère du Plan qui n'existe plus hélas ou par une commission supérieure du plan, groupant les plus grands spécialistes de l'économie, de l'agriculture, du tourisme, de l'industrie, etc., pour établir une "planification générale des eaux du Liban".
Il faut seulement prendre en considération les risques de séismes et de tremblements de terre, lesquels hantent les promoteurs des barrages en Turquie.
Quant à l'agriculture, ces eaux reviennent assez chères par rapport aux eaux souterraines ou aux eaux des lacs collinaires creusés près des terrains à irriguer et revenant à 10 ou 15 % du coût des eaux des barrages.
Le Liban compte environ deux milliards de mètres cubes d'eaux souterraines qui coulent lentement vers la mer où elles apparaissent sous forme de sources sous-marines sur nos côtes, depuis Ras el-Aïn près de Tyr, qui ont permis aux Tyriens, il y a plus de 2 000 ans, de résister plus de sept mois au siège d'Alexandre le Grand, grâce à un tuyau en peau de bête qu'ils ont placé sur la bouche de la source sous-marine.
Il faut inventorier ces sources sous-marines côtières, les jauger et les intercepter en amont, à un niveau supérieur au niveau de la mer.
Il faut inventorier les puits, par milliers, creusés, non pour puiser l'eau mais pour y déverser les eaux usées et même les égoûts domestiques et les fermer définitivement. Il faut dresser la carte des aquifères au Liban et mesurer leurs capacités hydriques annuelles, ce que le roi Hussein a réalisé en Jordanie, il y a plus de trois décennies.
Le versant ouest de la chaîne libanaise dénote la présence d'eaux souterraines assez abondantes, à des profondeurs relativement accessibles, permettant à des villages jusque-là arides d'avoir l'eau à portée de main et à moindre frais.
Il faut cependant des études hydrogéologiques poussées pour planifier le puisage de ces eaux de manière à assurer cette manne à tous les villages voisins équitablement.
Puisse l'œuvre référence du Dr Comair inaugurer l'élaboration d'un plan directeur complet, un "Master Plan", pour le développement intégral de toutes les ressources naturelles du pays.
Mais de grâce, cessons de faire des "Patchwork" et orientons-nous vers des plans de développement intelligents et cohérents, dont nous pourrions être fiers, qui assureront l'avenir du pays et la survie de nos enfants.
Saluons l'ouvrage magistral du Dr Fadi Comair, sur l'aménagement des eaux et l'hydrodiplomatie au Liban, qui fait le bilan des richesses hydriques de ce pays, seul État arabe de la région, qui en est nanti.Il s'élève contre le laxisme qui laisse ces eaux, surtout les fleuves, couler et se perdre en mer, quand les citoyens manquent d'eau potable, d'eau d'irrigation, d'eau pour son industrie ou pour les besoins touristiques.Cet ouvrage plaide pour retenir ces eaux de ruissellement qui s'élèvent à 2,7 milliards de mètres cubes, avec 44 barrages, dans différentes régions propices du Liban et d'en tirer le plus grand profit, pour l'eau potable, la production d'énergie, l'industrie, le tourisme... à l'instar de tous les pays voisins : Chypre, Syrie,...
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