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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Karzaï n’endosse pas les résultats des législatives

Le président afghan Hamid Karzaï s'est gardé hier d'endosser les résultats des élections législatives, en appelant au contraire les candidats battus qui contestent les résultats à porter plainte devant la justice, mais également à éviter les violences. Le parquet général afghan, dirigé par un proche de M. Karzaï, a par ailleurs convoqué quatre responsables électoraux accusés d'être impliqués dans les fraudes qui ont entaché les élections du 18 septembre, en soulignant que les enquêtes dont ils font l'objet pourraient « entamer la légitimité de ces élections ».
Ces annonces interviennent alors que selon plusieurs analystes, les candidats de la mouvance de M. Karzaï auraient perdu des sièges à l'Assemblée nationale (Wolesi Jirga), et que son principal opposant, Abdullah Abdullah, a affirmé que ses partisans avaient remporté plus d'un tiers des 249 sièges. De nombreux candidats à ces élections, très controversées en raison des violences et fraudes massives observées le jour du scrutin, ont manifesté à travers le pays pour dénoncer ces résultats qui ont été endossés par l'ONU et l'ambassade américaine à Kaboul.
En plus d'un taux de participation très bas (autour de 40 %), un quart des suffrages ont été invalidés par la Commission électorale indépendante (CEI) et 24 candidats déclarés vainqueurs par les résultats préliminaires ont été disqualifiés. La CEI a annoncé mercredi 238 des 249 députés élus, les 11 restant à officialiser étant ceux de la province de Ghazni (Sud), où la minorité hazara aurait remporté tous les sièges selon les résultats préliminaires, n'en laissant aucun aux Pachtouns, le plus important groupe ethnique du pays. Selon plusieurs observateurs, les Pachtouns auraient perdu des sièges au terme de ces élections, et leurs mauvais résultats « ne plaisent pas à M. Karzaï », a indiqué à l'AFP une source proche de la Commission électorale. Le chef de l'État est lui-même un Pachtoun, et dispose en théorie d'un réservoir électoral important dans le sud et l'est du pays, mais ces zones, bastions de la rébellion des talibans, sont les plus instables.
Le président afghan Hamid Karzaï s'est gardé hier d'endosser les résultats des élections législatives, en appelant au contraire les candidats battus qui contestent les résultats à porter plainte devant la justice, mais également à éviter les violences. Le parquet général afghan, dirigé par un proche de M. Karzaï, a par ailleurs convoqué quatre responsables électoraux accusés d'être impliqués dans les fraudes qui ont entaché les élections du 18 septembre, en soulignant que les enquêtes dont ils font l'objet pourraient « entamer la légitimité de ces élections ».Ces annonces interviennent alors que selon plusieurs analystes, les candidats de la...
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