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Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Paris refuse de se faire dicter sa politique par l'AQMI

Le président Nicolas Sarkozy a déclaré samedi depuis le sommet de l'OTAN à Lisbonne que la France ne se laisserait "dicter sa politique par personne", après un message d'AQMI prévenant que Paris devait négocier la libération des otages au Mali avec Oussama Ben Laden.

Dans un enregistrement audio diffusé jeudi soir par la chaîne de télévision du Qatar, al-Jazira, le chef d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), a affirmé que Paris allait devoir traiter avec Ben Laden pour obtenir la libération des cinq otages français retenus au Mali./

"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a pris la parole et elle a parlé en notre nom à tous. Je fais miens ses propos, la France ne se laissera dicter sa politique internationale et nationale par personne", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse.
"La France est un pays indépendant, la France est un pays souverain, la France est un pays qui ne veut la guerre à personne, la France est un pays qui ne veut imposer ses valeurs, ses idées, ses idéaux à personne. Mais la France ne se laissera pas dicter sa politique par personne. C'est une position qui ne bougera pas", a-t-il poursuivi.
"Par ailleurs, nous ferons tous nos efforts pour ramener à la maison les otages qui sont des victimes civiles, qui n'y sont absolument pour rien, qu'on retient dans des conditions parfois extrêmement difficiles, compte tenu de la topographie, du climat et de la réalité géographique et qui n'ont pas à se retrouver pris dans ces conditions", a ajouté le chef de l'État.
Dans un enregistrement audio diffusé jeudi soir par la chaîne de télévision du Qatar, al-Jazira, le chef d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), l'Algérien Abdelmalek Droukdel, a affirmé que Paris allait devoir traiter avec Ben Laden pour obtenir la libération des cinq otages français retenus au Mali.
L'AQMI exige en outre de la France qu'elle retire ses troupes d'Afghanistan pour libérer les otages qu'elle retient.
Le 16 septembre, cinq Français ainsi qu'un Togolais et un Malgache, pour l'essentiel des collaborateurs des groupes français Areva et Satom, ont été enlevés à Arlit dans le nord du Niger, un site d'extraction d'uranium. Ils seraient détenus dans le nord-est du Mali. La mouvance el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué ce rapt le 21 septembre.
"La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a pris la parole et elle a parlé en notre nom à tous. Je fais miens ses propos, la France ne se laissera dicter sa politique internationale et nationale par personne", a déclaré M. Sarkozy lors d'une conférence de presse."La France est un pays indépendant, la France est un pays souverain, la France est un pays qui ne veut la guerre à personne, la France est un pays qui ne veut imposer ses valeurs, ses idées, ses idéaux à personne. Mais la France ne se laissera pas dicter sa politique par personne. C'est une position qui ne bougera pas", a-t-il poursuivi."Par ailleurs, nous ferons tous nos efforts pour ramener à la maison les otages qui sont des victimes civiles, qui n'y sont...
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