Le pape réunissait quelque 150 "princes de l'Eglise" à la veille d'un consistoire où seront créés 24 nouveaux cardinaux.
Vendredi après-midi devait être consacré à "l'accueil" des fidèles et prêtres anglicans qui demandent à rejoindre l'Eglise catholique et "à la défense des mineurs victimes d'abus de la part de membres du clergé".
"Nous nous trouvons dans un moment difficile pour la liberté d'annoncer la vérité de l'Evangile et les grands acquis de la culture chrétienne", a estimé Benoît XVI, en présentant les thèmes de la matinée: liberté religieuse et importance de la liturgie, selon un communiqué officiel.
Contrairement à ce que beaucoup d'observateurs imaginaient, le pape n'a pas réitéré ses préoccupations pour les chrétiens d'Irak ou du Pakistan, préférant centrer ses propos sur la liberté religieuse en Occident.
Son numéro deux, le secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, a aussi traité ce thème dans son exposé. "Même s'il s'agit de nations qui doivent souvent au christianisme les caractéristiques profondes de leurs identité et culture, on assiste aujourd'hui à un processus de sécularisation", a-t-il dit, en déplorant "des tentatives de marginalisation des valeurs spirituelles".
Entre eux, les cardinaux ont discuté "des graves difficultés que l'Eglise rencontre dans la défense des valeurs fondées sur les droits naturels, comme le respect de la vie et de la famille".
Dans son exposé, le cardinal Bertone a aussi parlé de "la liberté religieuse dans les pays musulmans en rappelant les conclusions du récent synode" sur le Moyen-Orient. Il a souligné "le grand engagement" du Vatican auprès des Etats et des Nations Unies "pour le respect de la liberté des croyants".
Les cardinaux ont également évoqué "le dialogue interreligieux en particulier avec l'Islam", a indiqué le Vatican, sans plus de précisions.


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