La BBC a déprogrammé un documentaire sur l'assassinat de Rafic Hariri. La chaîne a indiqué avoir repoussé la date de diffusion du film - premier d'une série de trois - pour s'assurer qu'il est conforme à ses règles éditoriales. « Tous les programmes de la BBC, y compris achetés à l'extérieur, doivent être conformes à nos règles éditoriales (...) et parfois ce processus prend plus de temps », a expliqué un porte-parole de la BBC.
La série, initialement commandée par la chaîne saoudienne par satellite al-Arabiya à une société de production anglo-saoudienne, n'a jamais été diffusée, avait révélé le quotidien britannique The Guardian jeudi matin. Elle a été ensuite remontée pour être diffusée par la BBC.
Le 14 Mars pour une participation massive à l'hommage à Pierre Amine Gemayel
Dans un communiqué, le secrétariat général du 14 Mars a appelé hier le public du 14 Mars à participer massivement à l'office qui sera célébré à la mémoire du « martyr de l'intifada de l'indépendance », le ministre Pierre Amine Gemayel, le dimanche 21 novembre en l'église Saint-Antoine de Jdeideh, à 15h30. La section du parti Kataëb à l'Université antonine a par ailleurs organisé une exposition-photo retraçant le parcours du ministre assassiné, en présence de sa veuve, Patricia Gemayel.
Appel des dignitaires et partis arméniens à manifester contre Erdogan
Plusieurs dignitaires religieux arméniens et les trois partis de la communauté (Tachnag, Hentchag et Ramgavar) ont appelé dans un communiqué conjoint à un rassemblement jeudi prochain à la place des Martyrs, à 13h, pour protester contre la visite à Beyrouth du Premier ministre turc Recep Tayyep Erdogan les 25 et 26 novembre. Le communiqué dénonce « l'oubli par le monde arabe en général et par les Libanais en particulier de l'alliance stratégique qui unit la Turquie et Israël », à la suite notamment de l'attaque contre la « flottille de la liberté » par l'armée israélienne l'été dernier. Les trois partis et les dignitaires religieux arméniens ont mis en garde contre « les intentions turques », dénonçant une duplicité d'Ankara dans ses rapports avec Tel-Aviv. « Nous estimons que la Turquie tente de voler l'initiative des mains des pays qui sont le porte-étendard du nationalisme arabe, et c'est avec prudence et méfiance que nous observons cet expansionnisme nouveau », poursuit le communiqué, mettant en garde contre les « pièces de théâtre mises en scène par l'extérieur, dont les héros sont mythiques et les victimes les régimes et les peuples arabes ».
Fatfat : La décision de provoquer une escalade n'est pas entre les mains du Hezb
Le député Ahmad Fatfat a estimé hier que « toutes les pressions exercées par le 8 Mars ne lui avaient pas permis de réaliser le moindre gain politique », et qu'en dépit du « ton menaçant » du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans son dernier discours, « le Hezbollah a désormais la conviction qu'il est des questions sur lesquelles il ne peut pas influer, notamment la publication de l'acte d'accusation, et que la décision de provoquer une explosion, ou encore de faire chuter le cabinet, n'est pas entre ses mains mais a besoin d'une couverture régionale dont il ne dispose pas à l'heure actuelle ». M. Fatfat, qui s'exprimait dans le cadre d'un entretien au site www.nowlebanon.com, a estimé que le Liban est entré dans une trêve qui perdurera au moins jusqu'à la visite prévue du Premier ministre Saad Hariri à Téhéran à la fin du mois.
Allouche s'élève contre « les rêves despotiques qui menacent l'expérience libanaise »
« L'essence du Liban, c'est son pluralisme (...) qui a fait du Liban la porte d'entrée réelle et unique de l'Est, non pas pour des raisons géographiques seulement, mais en raison de l'espace humain de rencontre et d'entente qu'il constitue, qui est l'antithèse de l'État ségrégationniste sioniste. C'est pourquoi cette expérience unique ne saurait être détruite par les rêves de despotisme de certaines parties libanaises, puisque c'est ce despotisme et l'illusion de la puissance spécifiquement qui pourraient conduire à la perte de cette expérience humaine unique. » C'est ce qu'a affirmé hier l'ancien député Moustapha Allouche devant des délégations populaires à Tripoli. Appelant à attendre patiemment l'acte d'accusation du TSL « sans menaces », M. Allouche a estimé que « toute menace de renverser la table ou de détruire le pays » ne fera en fin de compte « qu'accroître les soucis des citoyens ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef