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"Pressions psychologiques" sur les Allemands détenus en Iran (comité anti-lapidation)

Les deux Allemands arrêtés en Iran en octobre,  qui ont dit lundi soir à la télévision d'Etat iranienne avoir été "abusés" par  leur contact iranienne en Allemagne, ont été victimes de "pressions  psychologiques", a assuré cette dernière mardi à l'AFP.
"Ce n'est pas moi qui (les) ai envoyés en Iran (...), je n'ai fait que leur  parler des risques et je les ai aidés pour obtenir les contacts" qu'ils  cherchaient, a assuré Mme Mina Ahadi, fondatrice du comité international contre  le lapidation, dont le siège est en Allemagne.
Selon elle, les deux Allemands sont des journalistes de l'édition  dominicale du quotidien à gros tirage Bild.
Selon un responsable iranien de la justice, cité mardi par l'agence Fars,  les deux Allemands sont venus dans le pays "pour des activités d'espionnage".
Les deux hommes, non identifiés précisément à la télé iranienne, ont été  montrés lundi soir pour la première fois, séparément, en gros plan de face, en  train de parler. Selon la traduction simultanée en persan, qui couvrait leurs  propos, ils affirmaient avoir été "abusés" par Mme Mina Ahadi. Cette dernière  les aurait envoyés enquêter sur l'affaire Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée  à mort par lapidation en 2006 dans une affaire mêlant meurtre et adultères.
"Je n'avais aucune information sur l'affaire, mais Mme Ahadi était au  courant, et elle m'a envoyé en Iran car mon arrestation allait lui donner de la  notoriété", fait dire une voix off à l'un des deux Allemands.
"Nous connaissons bien ce genre de spectacle, de programme, organisés par  le régime islamiste", a assuré Mme Ahadi, précisant avoir vu l'émission lundi  soir: "Quand des personnes sont arrêtées, elles passent toujours deux ou trois  semaines dans une prison secrète. Certains subissent de nombreuses brimades  physiques, certains subissent une pression psychologique, et ensuite le régime  les fait venir à la télévision.
"Mme Ahadi a toutefois estimé que les deux prisonniers n'avaient pas subi de  violences physiques. "Je ne pense pas que les journalistes ont subi des mauvais  traitements physiques, mais la pression psychologique, ça oui", a-t-elle  précisé.
"Cela fait un mois qu'ils sont en prison, ils n'ont plus de contact avec  leur famille, ne peuvent pas passer de coup de fil, n'ont reçu, je crois,  qu'une fois la visite de personnes de l'ambassade allemande", a détaillé la  militante.
"Ensuite les autorités leur disent que s'ils viennent à la télé parler un  peu, ils pourront rentrer plus vite chez eux (...) je ne leur en veux  absolument pas pour ce qu'ils ont dit, je comprends la situation sur place", a  poursuivi Mme Ahadi.
Entrés en Iran avec des visas touristiques, les deux hommes ont été arrêtés  le 10 octobre à Tabriz dans le nord-ouest de l'Iran alors qu'ils interviewaient  le fils de Mme Mohammadi-Ashtiani en compagnie de son avocat Javad Houtan Kian,  qui ont également été interpellés.
Les deux Allemands arrêtés en Iran en octobre,  qui ont dit lundi soir à la télévision d'Etat iranienne avoir été "abusés" par  leur contact iranienne en Allemagne, ont été victimes de "pressions  psychologiques", a assuré cette dernière mardi à l'AFP."Ce n'est pas moi qui (les) ai envoyés en Iran (...), je n'ai fait que leur  parler des risques et je les ai aidés pour obtenir les contacts" qu'ils  cherchaient, a assuré Mme Mina Ahadi, fondatrice du comité international contre  le lapidation, dont le siège est en Allemagne.Selon elle, les deux Allemands sont des journalistes de l'édition  dominicale du quotidien à gros tirage Bild.Selon un responsable iranien de la...