Rechercher
Rechercher

Liban

Raad : Gare à ceux qui nous poignarderont dans le dos

M. Raad déposant une couronne de fleurs sur un monument dédié aux martyrs de la Résistance à Mlita.

Emboîtant le pas au secrétaire général du Hezbollah qui avait invité les Libanais à se joindre aux efforts syro-saoudiens pour trouver une solution à la crise actuelle, les forces du 8 Mars ont réitéré hier l'appel en faveur de l'initiative menée par Damas et Riyad.
À l'occasion d'un meeting oratoire au Liban-Sud, le chef du Bloc de la fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a rappelé que le parti chiite a laissé la voie ouverte aux « efforts visant à régler la crise de manière à préserver la stabilité du Liban, sur la base du refus des accusations dirigées contre la résistance ». « Nous espérons que les efforts d'apaisement pourront se conclure par des résultats positifs (...) afin d'épargner au Liban une épreuve dont personne ne connaît les conséquences », a-t-il dit, en allusion à l'initiative syro-saoudienne. Et le député de prévenir que le parti chiite ne se jettera pas dans l'inconnu, indiquant au passage que « les options sont ouvertes » devant le Hezbollah qui est capable d' « atteindre l'objectif qu'il se fixera afin de préserver la résistance et d'éviter au pays une discorde sunnito-chiite ».
Dans une mise en garde pour le moins ambiguë, Mohammad Raad a déclaré : « Gare à ceux qui trahiront notre mission, gare à ceux qui nous poignarderont dans le dos, notre réponse sera douloureuse et nos choix seront clairs et fermes si les autres viennent à commettre des erreurs d'appréciation. »
S'adressant à ceux qui, selon lui, sont à la recherche de la souveraineté et de l'indépendance dans les coulisses de la diplomatie occidentale, il a indiqué qu'ils « sont en train d'hypothéquer le Liban » aux pays occidentaux. Dans une allusion directe à l'acte d'accusation à venir, M. Raad a dénoncé les complots qui sont en train d'être tramés contre le Hezbollah, « soit par le biais de stimulants positifs ou négatifs, soit par des menaces de discorde, soit encore par la fabrication d'accusations qui sont l'équivalent d'un poignard dans le dos ».
De son côté, le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, a indiqué qu'il misait « de manière sérieuse sur l'initiative syro-saoudienne, ainsi que sur l'entente interne ».
Le ministre a en outre indiqué que « toute partie, quelle que soit l'importance de ses alliances et de ses contacts, ne saurait prendre le pays dans une autre direction ». Et de trancher : « Il n'y aura ni guerre civile ni guerre confessionnelle. Il n'y aura pas non plus de descente dans les rues, ni de boycott (du gouvernement) ni de démissions (de ministres), mais tout simplement une rectification de la situation qui aura lieu au sein des institutions. » M. Khalifé a poursuivi en indiquant : « Nous souhaitons une solution logique qui convienne à la Constitution, à la coexistence et à l'entente nationale. Toute autre solution est refusée. »
Adoptant le même ton, le député du mouvement Amal, Ayyoub Hmayed, a appelé ceux qui sont à la tête du pouvoir à prendre « des positions claires en faveur de la sauvegarde du Liban, pour lui éviter toutes sortes de divisions et d'éparpillement, en tablant sur les constantes de la nation ».
Le chef du mouvement al-Tawhid, Wi'am Wahhab, a affirmé pour sa part que son mouvement soutiendra la résistance jusqu'au bout, « qu'elle soit victime ou bourreau ». Et de préciser sitôt après que la résistance n'a jamais été un bourreau, soulignant qu'au contraire elle a de tout temps été en faveur de la justice, sachant qu'elle est aujourd'hui une victime.
Même son de cloche chez le chef du Parti démocrate libanais, Talal Arslane, qui s'est adressé aux résistants en disant : « Nous ne vous abandonnerons jamais, quoi qu'il en soit, de même que nous ne permettrons à personne de s'en prendre à vos symboles, encore moins à vous, sous quelque prétexte que ce soit. »
Pour sa part, et à l'occasion du 79e anniversaire de la fondation du Parti social national syrien, son chef, le député Assaad Hardane, a dénoncé les tentatives d'exploitation de la part de l'État hébreu de l'assassinat de Rafic Hariri, stigmatisant au passage les « ingérences quotidiennes de pays étrangers qui violent la souveraineté du Liban et s'en prennent à ses intérêts ». Exprimant son inquiétude du fait de la division des Libanais « due aux ingérences étrangères et aux menaces israéliennes », il a appelé les Libanais à ne pas prendre à la légère les risques de discorde. Le député s'est également prononcé pour le soutien aux relations libano-syriennes, invitant les parties libanaises à trancher une fois pour toutes en faveur de ces constantes.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a enfin invité les responsables libanais à modérer leurs positions, d'autant que le pays « passe par des troubles ». Le dialogue « est le chemin de la stabilité par excellence », a-t-il dit, soulignant que les discours virulents ne mènent qu'à plus de tension.
Emboîtant le pas au secrétaire général du Hezbollah qui avait invité les Libanais à se joindre aux efforts syro-saoudiens pour trouver une solution à la crise actuelle, les forces du 8 Mars ont réitéré hier l'appel en faveur de l'initiative menée par Damas et Riyad.À l'occasion d'un meeting oratoire au Liban-Sud, le chef du Bloc de la fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a rappelé que le parti chiite a laissé la voie ouverte aux « efforts visant à régler la crise de manière à préserver la stabilité du Liban, sur la base du refus des accusations dirigées contre la résistance ». « Nous espérons que les efforts...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut