Le cinéaste qui avait obtenu la prestigieuse récompense espagnole "Prix Prince des Asturies" en 1986, souffrait de la maladie d'Alzheimer.
"L'oeuvre de Luis Garcia Berlanga restera dans le temps comme celle de n'importe quel autre grand maître de la littérature, de la peinture ou de la musique de ce pays", lui a-t-elle rendu hommage.
Le président de l'Académie du cinéma espagnol, Alex de la Igliesa a déploré la perte "d'un grand ami" et la "mort de la personne la plus importante et influente du cinéma espagnol voire du plus grand cinéaste de tous les temps".
Le cinéaste qui avait obtenu la prestigieuse récompense espagnole "Prix Prince des Asturies" pour les Arts en 1986 et, en 1993, un prix Goya pour l'un de ses derniers films, "Tous à la prison" ("Todos a la carcel"), souffrait de la maladie d'Alzheimer.
Le cinéaste est mort dans sa maison de Pozuelo, dans la banlieue de Madrid samedi matin. Une chapelle ardente sera installée à l'Academie du cinéma espagnol à Madrid, samedi en toute fin d'après-midi, pour que le public puisse lui rendre hommage, a-t-on appris auprès de cette institution.
En juillet, il était apparu dans une chaise roulante pour l'inauguration d'une salle de cinéma portant son nom dans la capitale espagnole et ne semblait plus reconnaître ceux qui l'entourait, rapporte El Pais.
Né le 12 juin 1921 à Valence (est), Berlanga était considéré comme "classique du cinéma espagnol" et avait commencé sa carrière sous la dictature de Francisco Franco (1939-1975).
Son film le plus connu, "Bienvenue Mr Marshall" ("¡Bienvenido, Mr. Marshall!", 1952) raconte sur le ton d'une comédie ironique, ayant aussi valeur de charge contre les États-Unis, l'Espagne des années 50 dans l'attente vaine de la modernité et du développement, apportés par l'Amérique.
"Placido" (1961), "Le bourreau" ("El verdugo", 1963) et "La carabine nationale" ("La escopeta nacional", 1978) sont aussi des oeuvres très connues, toutes devenues des classiques.
Son dernier film, "Paris-Tombouctou" ("París-Tumbuctú") où il aborde le thème de la mort, remonte à 1999.
"Avec Luis Garcia Berlanga meurt un style, une voix, la vision d'un pays, d'une culture et une philosophie sur le genre humain", écrit El Pais dans son édition en ligne.
"Il fut surtout le chroniqueur et la conscience, bonne et mauvaise, d'un pays souillé par les traumatismes de la Guerre (civile, 1936-39) et le notaire d'une survie collective", poursuit El Pais.


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