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Moyen Orient et Monde - Birmanie

Suu Kyi échoue de nouveau à faire admettre son innocence

Aung San Suu Kyi (65 ans) a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années. Sukree Sukplang/Reuters

La justice birmane a rejeté hier un ultime appel de la dissidente Aung San Suu Kyi, qui tenait à ce que son innocence soit reconnue même si elle est libérée comme attendu demain, à l'issue de sa peine de résidence surveillée. La Cour suprême de Naypyidaw, la capitale du pays depuis 2005, « a confirmé la condamnation » à 18 mois d'assignation à résidence prononcée en août 2009, a indiqué un responsable birman sous le couvert de l'anonymat. « Nous ne connaissons pas la raison du rejet pour l'instant. Nous savons juste que l'appel a été rejeté », a confirmé à l'AFP l'un de ses avocats, Kyi Win, précisant qu'il pourrait porter la procédure devant la junte elle-même. Ses avocats avaient déposé ce troisième appel en mai par principe, dans l'espoir de prouver son innocence. Et ce même si les deux premiers avaient déjà été rejetés par divers tribunaux de ce pays dirigé par une succession de régimes militaires depuis 1962, et où la justice est totalement inféodée au pouvoir exécutif.
« C'est un jeu que jouent tous les deux », la junte et les avocats, estime Maung Zarni, analyste à la London School of Economics. Même s'ils ont déjà dit tout le mal qu'ils pensaient du système judiciaire birman, les avocats « veulent prouver qu'il n'y a pas d'État de droit dans le pays », ajoute-t-il, décrivant une justice utilisée comme « un outil pour l'oppression ». « Ce n'est pas important si son acquittement coïncide avec la date de sa libération. Il doit être dit qu'elle est innocente », avait de son côté souligné mercredi un autre de ses avocats, Nyan Win.
Ce rejet ne devrait donc rien changer à la libération de la lauréate du prix Nobel de la paix qui aura purgé l'intégralité de sa peine demain. Des sources officielles birmanes ont indiqué que les services de sécurité s'y préparaient activement. Aung San Suu Kyi (65 ans), que le généralissime Than Shwe déteste, a vécu en résidence surveillée sans interruption depuis 2003 et pendant plus de 15 des 21 dernières années.
La justice birmane a rejeté hier un ultime appel de la dissidente Aung San Suu Kyi, qui tenait à ce que son innocence soit reconnue même si elle est libérée comme attendu demain, à l'issue de sa peine de résidence surveillée. La Cour suprême de Naypyidaw, la capitale du pays depuis 2005, « a confirmé la condamnation » à 18 mois d'assignation à résidence prononcée en août 2009, a indiqué un responsable birman sous le couvert de l'anonymat. « Nous ne connaissons pas la raison du rejet pour l'instant. Nous savons juste que l'appel a été rejeté », a confirmé à l'AFP l'un de ses avocats, Kyi Win, précisant qu'il pourrait porter la procédure...
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