"Mon client n'a aucun lien avec el-Qaëda ou l'autre accusé Anwar al-Aulaqi recherché par la justice", a dit devant le tribunal, Me Nasser Ali Mohammed.
Hicham Assem, le meurtrier présumé du Français Jacques Spagnolo, a été accablé par les huit témoins qui se sont succédé à la barre et qui ont tous déclaré l'avoir vu tirer sur la victime le 6 octobre.
"Non, ce sont des mensonges", a crié l'accusé.
Mais l'un des huit témoins a déclaré avoir vu Assem, après avoir tué le Français, "partir à la recherche du chef de l'antenne de la compagnie (énergétique autrichienne OMV), un Américain, pour l'abattre".
Finalement, l'accusé n'a réussi qu'à blesser par balle un Ecossais, responsable de la sécurité de la compagnie au siège d'OMV près de Sanaa.
Les avocats de l'américano-yéménite Anwar al-Aulaqi et de l'un de ses proches, jugés par contumace, ont assuré de leur côté que leurs clients n'avaient aucun lien avec Hicham Assem.
A l'issue de l'audience, le tribunal a décidé de renvoyer l'examen de l'affaire après l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice qui sera célébrée à la mi-novembre, mais sans préciser de date.
Le 6 novembre, le tribunal avait ordonné l'arrestation de "gré ou de force" d'Anwar al-Aulaqi, activement recherché par les Etats-Unis.
Une autre chambre du même tribunal a tenu une audience dans le procès du journaliste Abdel Ilah Haydar Shaea, emprisonné depuis le 16 août, et accusé d'avoir servi de conseiller à Anwar Al-Aulaqi.
Le journaliste a refusé de répondre aux questions du tribunal comme il l'a fait depuis l'ouverture de son procès le 26 octobre.
"Je ne dirai pas un mot jusqu'à ce qu'on convoque ceux qui m'ont kidnappé et qui sont les agents des services de sécurité", s'est-il contenté de déclarer.


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