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Tomas s'éloigne dans l'Atlantique, laissant Haïti les pieds dans l'eau

L'ouragan Tomas, redevenu une tempête tropicale, s'éloignait samedi des Caraïbes tout en continuant de provoquer pluies et inondations en Haïti, notamment dans l'Artibonite, région d'où est partie l'épidémie de choléra.
Tomas, avec des vents à 110 kmh, se dirigeait vers le large après avoir traversé dans la nuit les îles Turks-et-Caïcos, au nord d'Haïti, selon le Centre national américain des ouragans (NHC) basé à Miami.
Le passage de Tomas dans le corridor maritime entre Haïti et Cuba a causé la mort de six personnes en Haïti jeudi et vendredi. Le bilan des morts était inchangé samedi matin selon la Sécurité civile haïtienne, qui a également recensé deux disparus et 11 blessés.
Mais la catastrophe redoutée semble avoir été évitée pour les millions de personnes vivant dans des abris provisoires depuis le séisme du 12 janvier.
"Finalement, la journée (de vendredi) a été plus calme que prévu. Il y a eu de la pluie et du vent un peu partout, mais pas au niveau que l'on craignait", a déclaré samedi à l'AFP Marianna Franco, une responsable de l'ONG Acted en poste à Port-au-Prince.
Par mesure de précaution, les autorités, avec l'aide de l'ONU, avaient évacué des familles vivant dans les quartiers à risques de Port-au-Prince et dans les camps hébergeant des centaines de milliers de sinistrés du séisme.
La pluie avait cessé samedi en début de matinée sur la capitale haïtienne, mais continuait de tomber sur Léogâne, une ville de l'ouest du pays détruite à plus de 60% par le séisme, selon les équipes d'Acted sur place. La ville est construite dans une cuvette et les inondations y sont fréquentes, même en temps normal.
La pluie a par ailleurs provoqué de fortes inondations dans le département de l'Artibonite, au nord de Port-au-Prince, en particulier dans la ville de Grande Saline, à l'embouchure du fleuve Artibonite, a indiqué Mme Franco.
Or, "ce n'est pas une bonne nouvelle car l'Artibonite est particulièrement affectée par le choléra", a souligné la responsable humanitaire.
Le président René Préval avait appelé vendredi ses concitoyens à la vigilance, notamment face aux risques d'aggravation de l'épidémie de choléra, qui a fait près de 450 morts depuis la mi-octobre dans le pays.
Le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) avait également indiqué vendredi s'attendre à une augmentation des infections, car les précipitations devraient augmenter le volume d'eau polluée.
Dès vendredi, un dispositif américain d'aide d'urgence prévu pour assister 125.000 personnes était en place, comprenant des kits d'hygiène, de l'eau potable, des équipements de cuisine et des couvertures. La France a annoncé l'envoi d'un avion avec du fret humanitaire et des bâches.
En République dominicaine, qui partage avec Haïti l'île d'Hispaniola, une alerte rouge avait été lancée dans huit provinces, et 8.400 personnes ont été évacuées.
Tomas avait déjà causé la mort de 14 personnes la semaine dernière dans l'île de Sainte-Lucie, au sud de la Martinique.
L'ouragan Tomas, redevenu une tempête tropicale, s'éloignait samedi des Caraïbes tout en continuant de provoquer pluies et inondations en Haïti, notamment dans l'Artibonite, région d'où est partie l'épidémie de choléra.Tomas, avec des vents à 110 kmh, se dirigeait vers le large après avoir traversé dans la nuit les îles Turks-et-Caïcos, au nord d'Haïti, selon le Centre national américain des ouragans (NHC) basé à Miami.Le passage de Tomas dans le corridor maritime entre Haïti et Cuba a causé la mort de six personnes en Haïti jeudi et vendredi. Le bilan des morts était inchangé samedi matin selon la Sécurité civile haïtienne, qui a également recensé deux...