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Économie - Indice

Beyrouth à la traîne en termes de transparence budgétaire


Le Liban a obtenu un score de 32 points sur 100 pour l'indice sur la transparence du budget 2010 (Open Budget Index, OBI, en anglais), un score qui le place dans la catégorie des pays qui publient le moins d'informations sur leur budget. L'étude sur le budget ouvert 2010, menée par la Lebanese Transparency Association (LTA), en partenariat avec le ministère des Finances et le centre International Budget Partnership, illustre un manque de transparence évident à tous les niveaux de la mise en œuvre du processus qui va de la préparation du budget à l'audit de celui-ci.
« Le Liban n'a pas encore enclenché la phase de réformes véritables », a souligné à l'occasion du lancement du rapport, jeudi, le président de la LTA, Fadi Saab. Rappelant que le Liban avait obtenu un score de 2,5 sur 10 pour l'indice de perception de la corruption, M. Saab a souligné que la transparence des informations est pratiquement inexistante et que cela doit être un signal d'alarme pour les responsables libanais.
Prenant la parole, le chercheur Abdallah Slim, de LTA, a présenté la méthodologie qui a été mise en place pour aboutir au résultat final, à savoir 32 %. Ainsi, l'OBI a été réalisé dans 94 pays, dont 10 pays arabes. Notons que la moyenne des pays arabes est de 23 % en termes de transparence budgétaire. À titre d'exemple, l'Arabie saoudite et l'Algérie ont obtenu un score de 1 %, alors que l'Égypte s'est vu attribuée un score de 49 %. Un questionnaire de 123 questions à choix multiples a été conçu, avec une note attribuée à chaque réponse. Les questions concernent les différentes étapes de la mise en place du budget et dans quelle mesure l'opinion publique a pu y participer. Dans les détails, le questionnaire avait pour objectifs de mesurer l'étendue de la publication des informations ainsi que la transparence et la consolidation budgétaire, et enfin les moyens de tenir pour responsables la classe politique.
Les conclusions du rapport sont basées non seulement sur le questionnaire mais sur la disponibilité du projet du budget, du budget lui-même, du budget du citoyen (un document simplifié de cinq pages qui illustre les principales dépenses, ainsi que les revenus de l'État), des rapports mensuels, semi-annuels et annuels du ministère des Finances, ainsi que le rapport du comité de contrôle, comme l'a indiqué le chercheur à la LTA, Dani Haddad. Le rapport de la LTA montre en outre que les documents ci-dessus ne sont pas toujours disponibles, ou non audités, ou encore inexistants.
Le Liban a obtenu un score de 32 points sur 100 pour l'indice sur la transparence du budget 2010 (Open Budget Index, OBI, en anglais), un score qui le place dans la catégorie des pays qui publient le moins d'informations sur leur budget. L'étude sur le budget ouvert 2010, menée par la Lebanese Transparency Association (LTA), en partenariat avec le ministère des Finances et le centre International Budget Partnership, illustre un manque de transparence évident à tous les niveaux de la mise en œuvre du processus qui va de la préparation du budget à l'audit de celui-ci.« Le Liban n'a pas encore enclenché la phase de réformes véritables », a souligné à l'occasion du lancement du rapport, jeudi, le président de la LTA,...
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