Le rapport « Doing Business » 2010 est publié par la Société financière internationale (SFI), bras financier de la BM. Il compare le cadre réglementaire de 183 économies dans le monde. Selon la BM, dont le rapport a été repris par le Lebanon This Week, bulletin économique hebdomadaire de la Byblos Bank, « il est de plus en plus difficile et onéreux de faire des affaires au Liban (...). En un an, le Liban n'a mené que deux réformes, et le coût de démarrage d'une entreprise a augmenté ». À titre d'illustration, en ce qui concerne le sous-indice relatif à l'obtention des permis de construire, le Liban est classé 142e à l'échelle mondiale et 15e à l'échelle régionale. La construction d'un entrepôt nécessite au Liban, en moyenne, 21 procédures administratives étalées sur 218 jours, contre une moyenne régionale de 18,7 procédures et 151,9 jours, et une moyenne de 15,8 procédures et 166,3 jours à l'échelle mondiale.
Même si le Liban a fait des efforts pour faciliter les démarches des entreprises, simplifiant l'an dernier les démarches requises pour une start-up, il demeure bien au-dessous des moyennes du Moyen-Orient à plusieurs égards : le coût de création d'une entreprise représente 75 % du revenu par habitant au Liban contre une moyenne régionale de 38 %.
À l'échelle régionale, l'Arabie saoudite, Bahreïn et les Émirats arabes unis figurent en tête du classement, en termes de facilité de faire des affaires, tandis que l'Irak est dernier, escorté par Djibouti et la Syrie aux 17e et 16e places respectivement. À l'échelle internationale, les trois pays les mieux classés sont Singapour, Hong Kong et la Nouvelle-Zélande. Les mauvais élèves sont tous en provenance du continent africain, avec le Tchad, classé 183e, la République centrafricaine (182e place) et le Burundi (181e place).


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