Globalement, le Liban est arrivé devant le Honduras, la Moldavie et le Nicaragua, mais a été dépassé par la Bolivie, le Guatemala et la Turquie. Parmi les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA), le Liban a dépassé l'Égypte, le Soudan et le Yémen, mais est arrivé derrière la Syrie, l'Algérie et la Jordanie.
Dans les détails, le Liban est arrivé au 70e rang au niveau de l'indicateur sur les fondements économiques, notamment en raison d'un taux de chômage élevé et d'un taux national d'épargne relativement bas (estimé à 1,2 % du PIB). Le rapport, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi, a également souligné à cet égard l'étroitesse structurelle du marché libanais, et le faible niveau des exportations de produits de technologie de pointe, qui représentent seulement 0,3 % de l'ensemble des produits fabriqués localement et vendus à l'étranger. Le Legatum Institute s'est toutefois félicité, toujours au niveau de l'indicateur sur les fondements économiques, du niveau élevé d'investissements directs étrangers (IDE), des taux d'inflation relativement bas et du capital disponible par travailleur sur le plan local - supérieur, selon le rapport, à la moyenne mondiale.
Parallèlement, en ce qui concerne la capacité à l'entreprenariat et à l'innovation, le Liban a occupé le 83e rang mondial, « l'économie libanaise étant principalement basée sur le secteur tertiaire, et non sur la production technologique ». En outre, en dépit d'un climat relativement propice aux initiatives d'entreprenariat, les coûts propres au lancement de start-up sont parmi les plus élevés dans le monde puisqu'ils représentent à peu près 80 % du revenu brut national par habitant, a souligné le rapport. De plus, les exportations propres au secteur des technologies de l'information et de la communication (TIC) ne représentent que 1,9 % du total des exportations, a ajouté l'institut de recherche.
Au niveau de l'indicateur sur l'éducation, le Liban a été classé 51e parmi les 110 pays inclus dans l'enquête ; selon Legatum, un travailleur libanais a en effet complété en moyenne 3,7 années de cycle secondaire et 1,1 année de cycle tertiaire, ce qui a permis au Liban d'obtenir respectivement la 33e et la 35e place pour ces deux dernières variables.
Par ailleurs, le Liban a été classé à la 92e en termes de gouvernance, le rapport soulignant à cet égard le manque d'efficacité dans la mise en application des décisions.
En ce qui concerne la santé, l'institut de recherche a classé le Liban à la 79e place. Ce résultat n'est pas la conséquence de l'infrastructure sanitaire en place, jugée « relativement bonne », mais de la qualité douteuse de l'eau potable, et du fort taux de mortalité infantile, qui demeure toutefois plus bas que la moyenne globale, indique le rapport.
Enfin, en ce qui concerne la sécurité et la liberté personnelle, le Liban a été classé respectivement 89e et 82e à l'échelle mondiale. Il est arrivé, par ailleurs, 99e en termes de capital social. « Même si les Libanais font des donations aux organisations caritatives, une confiance sociale élargie reste très précaire », a ainsi souligné le rapport.

