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Liban

Le CPL fait corps avec Nasrallah

Le chef du Bloc du changement et de la réforme, Michel Aoun, a annoncé qu'il s'alignait sur la position du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah en ce qui concerne le TSL, considérant qu'il était « normal » de ne pas coopérer avec les enquêteurs internationaux.
Le tribunal est une instance « inexistante à mes yeux », a-t-il déclaré, parce qu'il ne jouit « d'aucune légalité » et qu'il a été instauré « contre la volonté des Libanais ». Et Aoun de poursuivre qu'il lui est « impossible » de faire confiance à une instance qui « protège » de faux témoins et qui a « injustement » emprisonné 4 personnes, se basant sur « de faux témoignages ».
Aussi, Michel Aoun souligne-t-il que le Liban n'est « nullement tenu » de contribuer aux frais du TSL.
Le chef du CPL accuse par ailleurs le tribunal de s'ingérer dans des affaires qui ne relèvent pas de ses prérogatives, qualifiant « d'agression » la visite des enquêteurs à la clinique d'Ouzaï.
Il a enfin estimé que le TSL est « un prétexte » utilisé pour raviver des tensions entre les Libanais et pour « semer la discorde », rappelant qu'il avait déjà invité le procureur général « à démissionner ».
Lui faisant écho, le député aouniste Nagi Gharios s'est étonné « du viol de l'immunité » de la clinique gynécologique d'Ouzaï, faisant remarquer que les dossiers médicaux n'étaient pas « des annuaires téléphoniques ».
Fort de sa qualité d'obstétricien, le docteur Gharios a rappelé que tout ce qui touche aux patientes tombe sous le sceau « du secret médical » et qu'il était « inadmissible » de divulguer même l'information la plus futile sans un mandat judiciaire.
Le député Nabil Nicolas a estimé pour sa part que Hassan Nasrallah avait « le droit » d'appeler les Libanais au boycott du TSL, jugeant le fait des enquêteurs « absolument inadmissible ».
Réagissant aux propos de Samir Geagea, M. Nicolas a déclaré qu'il cautionnerait sa position si le chef des FL acceptait que ses dossiers médicaux « soient rendus publics ».
Le ministre du Tourisme Fadi Abboud a, quant à lui, complètement soutenu l'appel de Nasrallah, allant jusqu'à souhaiter qu'on « n'oblige pas » la résistance à « rééditer » le 7 Mai.
Il a assuré que le discours du chef du Hezbollah ne s'adressait pas à l'État libanais, mais à un tribunal « douteux ».
Le chef du Bloc du changement et de la réforme, Michel Aoun, a annoncé qu'il s'alignait sur la position du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah en ce qui concerne le TSL, considérant qu'il était « normal » de ne pas coopérer avec les enquêteurs internationaux. Le tribunal est une instance « inexistante à mes yeux », a-t-il déclaré, parce qu'il ne jouit « d'aucune légalité » et qu'il a été instauré « contre la volonté des Libanais ». Et Aoun de poursuivre qu'il lui est « impossible » de faire confiance à une instance qui « protège » de faux témoins et...
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