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Pablo Correa fête ses 300 matches avec Nancy

Pablo Correa fêtera aujourd’hui à Caen son 300e match en tant qu’entraîneur de l’AS Nancy-Lorraine, poste auquel il a accédé le 11 novembre 2002 alors que le club au chardon était lanterne rouge de Ligue 2. Gonzalo Fuentes/Reuters

Pablo Correa fêtera aujourd'hui à Caen son 300e match en tant qu'entraîneur de l'AS Nancy-Lorraine, poste auquel il a accédé le 11 novembre 2002 alors que le club au chardon était lanterne rouge de Ligue 2.
Le technicien franco-uruguayen de 43 ans, ancien attaquant du club arrivé en France en 1995, détient de ce fait le record actuel de longévité de présence sur un banc de touche tous clubs confondus en Ligue 1 et Ligue 2.
« C'est une fierté parce qu'il y a une certaine précarité dans ce métier qui oblige la personne à être dépendante de certaines autres personnes. C'est un métier qui nous amène à grandir et à s'améliorer. J'ai essayé de garder mon personnage, mais j'ai changé », dit Pablo Correa.
L'ancien international uruguayen a une réputation d'homme à poigne et sanguin, ce qui lui a valu de nombreuses inimitiés.
« J'explique très peu ce que je fais parce qu'il y a besoin de choquer. Sans travail, on ne dure pas dans ce métier. Si on n'est pas intuitif, on ne peut pas être entraîneur », poursuit l'ancien avant-centre qui compte quatre sélections.
« Un bon entraîneur est quelqu'un capable de garder un certain recul, de se dire que le message ne passe plus et que le problème, c'est lui. À chaque fois qu'on a eu un ressort, c'est passé par le groupe. Il faut un levier, un tremplin. »
Pablo Correa, qui n'a jamais été ouvertement menacé par son président Jacques Rousselot avec lequel il entretient une relation filiale, n'a qu'à une seule reprise proposé sa démission, à l'issue d'un match à Sochaux en 2008-2009 alors que le club tanguait.

« Un peu moins chaud »
« On entre dans le vestiaire. J'avais vu sur le terrain des gestes qui ne nous ressemblent pas. Et je me demande si ce n'est pas moi le problème. Je vais voir le président », raconte Correa, qui ne considère pas l'anecdote comme son pire souvenir.
« Je lui dis que s'il pense que quelqu'un peut faire mieux, qu'il prenne des décisions.
Le côté affectif c'est bien, mais il ne faut pas nous rendre aveugles avec ça. »
Parmi les faits d'armes de l'entraîneur de l'ASNL, la quatrième place de Ligue 1 en 2007-2008, mais surtout la Coupe de la Ligue en 2006 suivie d'une première campagne européenne en UEFA dont l'un des épisodes reste son meilleur souvenir.
« La victoire contre Schalke. On a reçu une lettre de félicitations de leur président, ils nous avaient pris un peu comme ça... Mais c'est vraiment la récompense d'un groupe qui ne méritait pas moins », sourit-il.
« La Coupe de la Ligue, c'est un bon moment, mais pas un moment déterminant. »
L'homme, qui cultive son français approximatif, avoue néanmoins avoir changé en huit ans et 300 matches sur les bancs de touche des championnats de France de Ligue 1 et Ligue 2, malgré ses matches de suspension pour ses emportements.
« Je suis un peu moins chaud. En tant qu'entraîneur, vous mettez une charge sur l'équipe en ayant une conduite comme ça », explique celui dont le contrat court jusqu'en 2012 et qui ne devrait pas le renouveler.
« Mon avenir sera là où Dieu le décidera. C'est dur de projeter ses envies. J'ai toujours dit que je n'aimerais pas rester à Nancy par défaut. L'Uruguay ? Non ! sélectionneur, c'est un métier pour plus tard.
Quand je finirai mon contrat à Nancy, j'aurai 45 ans. Je préférerais rester en club », dit-il.
Pablo Correa fêtera aujourd'hui à Caen son 300e match en tant qu'entraîneur de l'AS Nancy-Lorraine, poste auquel il a accédé le 11 novembre 2002 alors que le club au chardon était lanterne rouge de Ligue 2.Le technicien franco-uruguayen de 43 ans, ancien attaquant du club arrivé en France en 1995, détient de ce fait le record actuel de longévité de présence sur un banc de touche tous clubs confondus en Ligue 1 et Ligue 2.« C'est une fierté parce qu'il y a une certaine précarité dans ce métier qui oblige la personne à être dépendante de certaines autres personnes. C'est un métier qui nous amène à grandir et à s'améliorer. J'ai essayé de garder mon personnage, mais...
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