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Liban

Assad : El-Qaëda est présente au Liban

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé, dans la seconde partie de l'interview qu'il a accordée au quotidien al-Hayat, qui a paru hier, que l'organisation el-Qaëda est présente dans les pays limitrophes de la Syrie, dont le Liban. Il a précisé dans ce cadre que cette organisation est faiblement implantée en Syrie et son impact au plan populaire reste très limité.
Abordant le cas du Liban, le chef de l'État syrien a déclaré : « Actuellement, nous n'avons pas beaucoup de données concernant une activité (d'el-Qaëda) dans le nord du Liban. Il y a deux ans, l'activité de cette organisation était très importante. Cela ne signifie pas qu'elle s'est éclipsée. D'un point de vue géographique, elle est présente sur toutes les scènes par le biais de ce qu'on appelle les cellules dormantes. Les opérations qui dont déjouées en Syrie mettent en évidence le fait qu'el-Qaëda est présente dans les pays voisions, particulièrement en Irak et au Liban. En Irak, cela est connu, ce n'est un secret pour personne. Mais ils sont présents aussi au Liban. Nous avons une partie des informations à ce propos. »
Le président Assad a affirmé sur ce plan qu'« el-Qaëda est le résultat » (d'une situation). « Il s'agit d'une certaine pensée, a-t-il précisé. Nous parlons d'el-Qaëda comme s'il s'agissait d'une organisation bien structurée et unie. Cela n'est pas vrai. Il s'agit plutôt d'un courant de pensée que l'on désigne sous le nom de Qaëda. Cette organisation est un résultat et non pas la cause (d'événements). Elle est le résultat d'un désarroi, d'un développement faible. Elle est le résultat d'erreurs politiques et d'un certain vide politique ». Et d'ajouter que cette organisation « est présente partout, en Syrie comme dans tous les pays arabes et islamiques, ce qui ne signifie pas qu'elle est très répandue au niveau populaire ».
Le président Assad a, par ailleurs, affirmé, en substance, que la campagne contre la Syrie a commencé en 2005 parce qu'il avait rejeté en 2003 une demande américaine de fermer les bureaux du Hamas en Syrie, précisant que cette demande lui avait été transmise à l'époque par le secrétaire d'État Colin Powell et qu'il l'avait refusée. « Lorsque la confrontation a commencé en 2005, après notre retrait du Liban, j'ai décidé de m'engager dans cette confrontation », a-t-il déclaré.

 Les rapports avec Sleiman
Interrogé par ailleurs sur la nature de ses relations avec le président Michel Sleiman et ses alliés libanais, le président Assad a déclaré que l'important pour lui est que ses alliés aient une position bien claire au sujet des principes. Qualifiant de « très bonnes » ses relations avec le président Sleiman, M. Assad a précisé qu'il est en contact régulier avec lui par téléphone. « Il existe un contact direct et une coordination permanente », a-t-il relevé. Et de poursuivre à cet égard : « Les positions du président Sleiman sont claires pour ce qui a trait à la résistance et l'unité du Liban ».
En conclusion, le chef de l'État syrien a affirmé que l'Union européenne s'est elle-même marginalisée au Moyen-Orient.

Le président syrien Bachar el-Assad a affirmé, dans la seconde partie de l'interview qu'il a accordée au quotidien al-Hayat, qui a paru hier, que l'organisation el-Qaëda est présente dans les pays limitrophes de la Syrie, dont le Liban. Il a précisé dans ce cadre que cette organisation est faiblement implantée en Syrie et son impact au plan populaire reste très limité.Abordant le cas du Liban, le chef de l'État syrien a déclaré : « Actuellement, nous n'avons pas beaucoup de données concernant une activité (d'el-Qaëda) dans le nord du Liban. Il y a deux ans, l'activité de cette organisation était très importante. Cela ne signifie pas qu'elle s'est éclipsée. D'un point de vue...
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